Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 décembre 2009

demain ça va

l'homme avait cassé les aiguilles en plastique, on y comptait depuis, le temps sans une seconde, où les murs resistaient et les vagues, la jetée. le carnet des marées est chiffoNné sur le comptoir, on ne sait plus très bien si le bateau navigue. les gars parlent de partir demain mais le bateau c'est toutes les heures, et avec cette histoire, c'est pas sûr de l'attraper. quand t'es fumeur pourtant, en plein hiver, ça vaut la peine de traverser la frontière. Y'a Ryanair sinon, tu payes en dinard. mais au final tu paye toujours.

je partirai bien, même une journée.

les mecs disent qu'y en a marre. que ce serait cool d'avoir une meuf brésilienne, ça vaudrait le coup. surtout qu'elle, elle a un cul d'enfer. faut juste que je passe un coup de fil

une petite dernière avant qu'on parte?

y'a pas assez

je reviens avec une girafe attention ! on va gagner quatre zéro ce soir! on fait quat' gamins !

moi j'peux pas, le vieux a dit qu'il fallait que j'ramasse les épines du sapin

la galère.

la langue

land art.jpg

moins six plus deux

vos mêmes

proches

matins


qu'avec le courant d'air

on s'empressait encore

de

vivants et bouches chaudes,

les verbes en désaccord

se disant tout l'amour

que compte une pauvre graine

de pavot.

 

dis moi une fois que tu t'en vas

et je le sais