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23 janvier 2015

tiens, toi, justement, tu tombes bien

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15 janvier 2015

fragile


podcast

 

 

 

 

 

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( extrait radio les mardis littéraires. Dominique Fourcade. 2009 )

14 janvier 2015

LE GRAND VENT


13 janvier 2015

11-01-15

 

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10 janvier 2015

( silence ) ( hommes qui marchent ) ------- film voeux 2015


 

A la toute fin du mois de décembre, en Bretagne, nous faisons très vite un film ensemble, pour mettre un pied dans l'année suivante. C'est toujours un film en forme de vœu.
Cette année il s'appelle ( silence ) ( hommes qui marchent), pour ce début de vers de Claude Roy que nous disons et pour la fameuse chanson de S & G.
Je devais publier ce film mercredi matin, le 7. Tout prend un sens un peu nouveau maintenant.

07 janvier 2015

place de


 

 

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01 janvier 2015

=

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je te souhaite de mettre en circulation d’obscures puissantes forêts.

 

je te souhaite de circuler librement. librement.librement. libéré
je te souhaite de n’être point déplacé contre ton gré, d’être radicalement  mouvant.
je te souhaite des chevaux pour amis et l’infinie délicatesse que requiert leur approche.
je te souhaite  du sexe solaire et l'invention des espaces éclatés de l’amour,
je te souhaite que surgisse la littérature, qu’aux colliers de pétales mous l'on rajoute des tirets, des zones blanches, des zones bleues.
je te souhaite d’être dedans. exactement dedans.

s’il est vrai que nous sommes fous alors je te souhaite que nous le soyons dans les détails. que dieu gisse. que dieu y gisse encore.
je te souhaite que nos danses s’affolent sur des voix seules et les armées de lumière qu’elles soulèvent.

je te souhaite que le pouvoir s’époumone tandis que nous sommes déjà loin. je te souhaite de n’être pas vainqueur. je te souhaite des sœurs, des frères, des autres, autant que tu choisiras ou pourras le constater.

 

je te souhaite d’être traversé
et de le sentir.

 

je te souhaite tout cela, la paix sans rougir,  et je pèse mes vœux.

 

2015, début.

 

 

premier ciel. traces dedans.

 

 

 

 

 

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31 décembre 2014

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accumulé tant d'heures confiantes et calmes, des lèvres concentrées sur le livre, l'inférieure légèrement avancée, tant de chaleur près des flammes, et comme les pierres de l'été à la fin du jour, vu autant d'animaux qu'il m'était possible de voir et soupçonné un nid de mésanges dans la poutre au dessus de ma douche. parlé avec eux. vu des visages comme on n'en voit pas assez, les villes cachent les vieux et les vieux travailleurs, parlé avec eux, me suis agenouillée longtemps pour observer le givre réinventer les contours d'une feuille de chêne tombée il y a de cela des semaines, fait peur à deux veaux roux, me suis liée d'amitié à trois chevaux massifs, indiens, mongols, d'ici,
je lui ai trouvé dans l'œil plus de lumière qu'ils n'ont jamais abrité, avant de savoir que de lumière les yeux abritent toujours une quantité égale, j'ai dit l'amour n'a pas de fin, en le croyant, en le soulignant, en sondant les profondeurs et la liberté de cette phrase, me suis demandée comment l'on chauffait de pareils corps de ferme au plus fort de l'hiver, 

des abats jours, j'ai accumulé des abats jours et leur température particulière, des heures de lecture à faire pâlir mes heures de travail, j'ai été émue de me trouver devant des châteaux que d'autre que moi regardaient d'aussi loin, au détour d'un sous bois, dans les mêmes ciels blancs de décembre, il y a de cela des années que mon corps porte aussi. 

j'ai eu le front dégagé, libre, disponible, enfant pour le sommeil, et le corps indolore. découvert qu'au sentiment de puissance se substitue, plus incandescent encore, celui d'être doux au monde. accumulé un nombre de vies sous la paupière, aussi belles et épaisses que celle que j'avais à vivre là, et qui donnait à mes muscles leur réelle composition. 
 

comme comme je me suis reposée.

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29 décembre 2014

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 dans ces maisons habitées depuis des années par des gens liés entre eux  se doute-t-on qu’il  se dise des choses aussi serrées

- je rêvais de terre-neuve
- pourquoi rêvais-tu de terre-neuve ?
- pour ne pas m’en tenir à ce qu’on en disait
- eh bien tu l’as fait
- oui

- quand je faisais de la radio tôt je me levais en pleine nuit
- moi aussi je me levais en pleine nuit. j’étais réveillé en sursaut, je me disais qu’il allait manquer telle ou telle denrée, qu’il fallait l’acheter à la prochaine escale, et même si c’était loin, je la notais quand même. ça me libérait. quand on était au port j’achetais
- comme une idée à la con qui réveille
- voilà

- tu fais comme william leymergie ?
- non c’est fini, je ne me lève plus tôt
-  tu ne voudrais pas faire un reportage sur un bateau ?
- tu m’as jetée quand je t’ai proposé il y a quelques années. quand tu vendais ton dernier bateau
- (son sourire de dentier)
- j’ai le mal de mer de toutes façons. mais j’aimerais beaucoup
- moi, tu sais, j’avais à peine vingt ans, on n’était même pas mariés, je me suis dit j’essaie ça, si je suis pas malade, je fais ça, c’est un métier d’une dureté, tu dois avoir la tête ET le corps, sinon t’es fichu. et j’étais pas malade, et j’étais tranquille dans ma tête. j’ai fait ça.

 

*

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28 décembre 2014

-

 

 

baiser qui rend solaire
pendant quelques minutes flottent dans l'espace les points d'incandescence accumulés ici et là, par la contemplation d'une fleur, le goût d'un met, le simple jus fruité d'être en vie, flottent comme flottent les particules de poussière dans le rai de lumière du matin, ou du début du soir, l' été.

ils précipitent soudain, aimantés, dégringolés les uns dans les autres. de cette poudre d'or aérienne deviennent une masse terrible et terriblement lourde, solide brûlant soleil, orgasme ou pas on s'en fout, cette masse se déplace, changera d'état d'ici quelques secondes, savoure, changera deviendra gaz invisible, inodore, aussi volatile que les grues qui cherchaient tout à l'heure un courant chaud pour migrer tard. si léger, si léger, viendra bien au dessus du front, avec une langue de chaton sans âge, entre mollesse et crépi rose, lécher râper les surfaces rendues sensibles,

de l'intérieur du crâne

 

 

16 décembre 2014

le ciel, pas de problème, je le recolorie

 

 

 

 

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15 décembre 2014

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je voudrais toujours t'offrir ce battement

 

 

 

 

 

 

 

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archive février deux mille treize / relire / reconnaître

 

Prenant le mot connaissance et le mot reconnaissance, et pédalant dans le froid pour rejoindre les ondes, on dit qu’ils sont bien ces mots-là. Connaître une nouvelle fois, recouvrir de connaissance, reconnaitre en dignité, en amour. Reprendre connaissance. Connaître heureux. Re-connaître.
Il est bien fait ce langage !, dit-on en s'émerveillant. C’est nous qui l’avons fait. Des semblables.
Comme ce qui est aimable et inspire admiration, alors je m’en méfie.
Comme l’homme est un loup garou pour son pair, le langage dans lequel il prend place est un loup garou pour lui-même. Et comme pour le loup garou, je ne rechigne pas à lui manger dans la main. Je bannis la peur qui m'en empêcherait. Je vais manger dans la main du langage, non sans prendre mes précautions car rien n’est jamais apprivoisé vraiment.

Cependant qu’il s’arme contre les mots, l’homme est armé par eux. Armé comme consistant, pas combattant. Et si le combat n’est jamais à exclure, l’homme s’arme, nous nous armons, dans le langage et au sein de lui, d’un sens critique que le langage fonde aussi en certains points. La boucle boucle, fait spirale et se nourrit en repassant.
En tant qu’il permet par exemple d’être reconnaissant et de reconnaître, le langage nous est en permanence, et en permanence de manière nouvelle, une porte ouverte vers la suite, l’étape d’après. Donc du désir.

 

- archive octobre deux mille treize

C’est à force de ne pas chercher à croire, de ne pas tergiverser sur croire, c’est en apprenant l’économie, une sécheresse, un dépouillement, pas dans le résultat mais dans l’intention. C’est en amaigrissant l’intention. C’est en se faisant le creux malléable, c’est en se laissant faire que nous choisîmes le plus et le plus ardemment. C’est dans l’apprentissage du souple que nous résistâmes avec le plus de droiture. C’est à force de laisser couler que nous devînmes roseau. C’est ainsi en prenant pour appui la lumière diffusée par chacun des matins et sans la moindre exception, en la prenant pour appui sans poésie et sans lyrisme, c’est ainsi en s’appuyant sur une phrase jetée mille fois, nous sommes vivants, que la force ignorée arrive. C’est dans un abandon certain et un sourire non feint, que nous échappions peu à peu à la peur rigoureuse de l’autre, peur de soi et la violence qu’elle induit. C’est ainsi en faisant de la place, que nous trouvions la nôtre, et lisions qu’il reste à lire, infiniment, et sans mesure, et sans obligation. C’est ainsi, sans cynisme, que nous rîmes le plus à la gorge de nos ignorances, et tous les savoirs que personne ne nous reconnaîtrait. C’est ainsi en étant persuadé que ces savoirs se liraient pourtant sur notre visage, que nous traversions l’avenue, un léger sourire aux lèvres, ému par l’accalmie, bien convaincue - mais sans rancune - qu’elle ne durerait pas.

 

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09 décembre 2014

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goûter salive cheveux, avec bouts de laine restants
lécher les doigts, octobre, novembre, décembre,
je peux dormir encore, pendant que toi tu m'aimes
il n'y a pas de fondre qui tienne, on est d'accord ?
tu me réveilles quand le feu est éteint.
je rangerai les cendres
on fait comme ça ?
on fait comme ça.

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05 décembre 2014

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« Il y a des choses qu’il faut que tu sois toujours incapable de supporter. Des choses que tu dois sans cesse refuser de supporter. L’injustice, le scandale, le déshonneur et la honte. Quelque jeune que tu sois ou quelque vieux que tu deviennes, peu importe. Ni pour la gloire, ni pour l’argent, ni pour ton portrait dans le journal [….] Refuse simplement de le supporter. »

 

 

william faulkner in le gambit du cavalier

 

 

04 décembre 2014

je ne me lasserai jamais de cette assemblée

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03 décembre 2014

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on ne choisit pas d'être de si nombreux enfants, mais on choisit de qui nous sommes les fils. et dimanche, de réaliser que l'on choisit aussi de qui nous sommes les soeurs. assises deux par deux, genoux contre genoux, mains contre les tristesses glissées dans la nuque, silencieuse impuissance devant la perte. on choisit de qui nous sommes les soeurs, et dans les arbres glissons les mots, qui sinon, n'arrivent pas assez vite.

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