12 novembre 2009

Mots publics, après coup

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Du 21 au 24 octobre derniers, Mots Publics 2009 faisait son final dans les sous-sols du Square des Cardeurs. Après plusieurs mois de résidence dans le quartier Saint Blaise, à interroger les notions d'intérieur/extérieur, une installation de photos, de textes, de sons, ainsi qu'une performance - co-conçue avec Malte Martin - donnait à entendre et à voir une tentative de traduction de notre travail.

Sur le site d'Agrafmobile, lire note d'intention artistique, voir vidéo et diaporamas photos, ainsi que le reste du travail de Malte : www.agrafmobile.net

à l'écoute un petit extrait du texte dit par Anne Saubost :
podcast

09 novembre 2009

les ombres portaient

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Les héritiers du chagrin se relayaient en file. Ils crevaient d'ennui comme de faim. L'orage ne gronderait pas, on se passait le mot. Ce n'était plus utile tout ce genre d'éclairs... A la place, le ciel donnait trous et montagnes de lumière. Consoler les inconsolables, c'était une tâche ingrate mais impérative, on s'y attelait, précisément.

 

17 octobre 2009

l'évidence

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je répète : "treize coups de l'horloge parlante ( à mi-voix ) n'ont jamais fait une heure"

08 octobre 2009

et quand je mets du linge à sécher, toujours il pleut

07 octobre 2009

Voyez le rayon à gauche

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Je n’ai pas pensé que cela lui tirait sur la tête , ou la nuque, ou l’épaule.J’ai à peine pensé qu’il entendait mal ou ne voyait pas bien

A la place je souriais au petit homme très juste, qui toujours penche le corps, pour mieux prendre le monde

il fallait y penser

 

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Au matin, deux qui volaient ne volaient plus. Ils flottaient à la surface d’une eau qui avait dû leur sembler clémente. Je les mis quelques heures sous le soleil nouveau et attendais pour voir mais rien. Rien de plus que leurs couleurs mêlées aux miennes.

Ils ne partiraient plus.C’est ici à présent qu’ils nageaient, et peine à ceux qui croient que papillon ne devient pas poisson.

Peine à ceux là.

très très haut

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Motif rouge soie

Bleu nuit,l’immense corridor

Concert de cigales

Et danse des ombres plates

Tu chantes je chante

mes poumons fument tes pas

Pars pas sans moi j’attends dehors

On croit toujours que je légère

mais me fais pas tomber

 

25 septembre 2009

Derrière DECEMBRE je ne cours toujours qu’à une jambe.

frehel août 2009 033.jpgDerrière septembre, j’attendais la fin, le bon numéro, en observant précisément les aléatoires de mon cœur.C’était bâtard et évident d’être née en automne, je le réalisais tous les ans un peu plus.Je n’avais qu’une saison en moi.

Le seul impératif n’est-il pas de photographier le gris ?

Entre le soleil et la pluie, souffrir et se réjouir de la fragilité du temps. Ne savoir pas compter sur ses doigts les heures qui séparent marrée haute de marrée basse. Tenir au monde par un scotch usé.

 

01 septembre 2009

seul lui

savait comprendre que je puisse vivre dix sept journées en une seule et d’autre fois, c’est une horrible chute, peiner à en apercevoir la moindre silhouette de zéro.

27 août 2009

parfois seulement

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L’orage c’est le ventre qui gronde. La pluie était orgiesque, le ciel suffisamment gris pour qu’il me tarde de chausser mes baskets rebondissantes. J’avais lu l’après midi-même et le poète disait, le gris couleur plurielle.

Un type me croisait à ce moment là en proposant à mes seins de concourir pour le meilleur t-shirt mouillé. J’eus l’aplomb inespéré de rire aux éclats.