21 avril 2014

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JE SERAI PEINTRE

ET JE SERAI PEINTURE

 

20 avril 2014

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C’est un renouveau dans l’axe. Prendre la ville du dedans, marcher au milieu, dans le pli, expérimenter la trouée. Avec la sensation légèrement plus haute d’être ici chez soi.
Le rail rouillé avec la pluie de fleurs que l’on croit fragiles, qui sont mauves et reliées par un entrelacs de fines racines ou tiges ou feuilles, c’est toi. Comment tu sais ? Je te regarde.

La petite ceinture est une cicatrice au genou qui ne fait plus mal. Des gens vivent juste au dessus de la plaie suturée, souvent avec des plantes, dieu comme c’est enviable.
Je parle des peintures blanches de zoo project, je raconte ce dont je crois me souvenir « peindre comme le pigeon à qui l’on file des coups de pieds pour qu’il aille toujours ailleurs ». Peindre toujours comme ça. Soudain le mur fait apparaître les silhouettes qui ne mourront jamais. C’est la juste suite du hasard des pages. C'est un état. Une disposition du regard.
Prendre acte définitivement de l’existence de quelqu’un dans le monde, ou de son passage, si l’on s’en donne la peine, c’est indélébile.

J’ai l’impression de commencer.

Il est des chemins dont il n’est pas évident de sortir, et qui, une fois quittés, paraissent évidemment quittables. Quelques pas de chatte sur un muret très fin, je glisse le long d’un lampadaire brun rouge, croisement rue Pyrénées. On note le passage simple pour la prochaine fois, tout en sachant que l’on viendra par un autre côté. La veille au soir the quiet army sonnait une guitare saturée retrouvée dans le calme. Quand il faisait froid, il suait de grosses gouttes, et, très patient, construisait la fin de son morceau, long comme ses cheveux de jais.

 

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16 avril 2014

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Le fort n’est jamais absolument fort, ni le faible absolument faible, mais l’un et l’autre l’ignorent. Ils ne se croient pas de la même espèce ; ni le faible ne se regarde comme le semblable du fort, ni il est regardé comme tel. Celui qui possède la force marche dans un milieu non résistant, sans que rien, dans la matière humaine autour de lui, soit de nature à susciter entre l’élan et l’acte, ce bref intervalle où se loge la pensée. Où la pensée n’a pas de place, la justice ni la prudence n’en ont. C’est pourquoi ces hommes armés agissent durement et follement. En usant de leur pouvoir ils ne se doutent jamais que les conséquences de leurs actes les feront plier à leur tour. C’est ainsi que ceux à qui la force est prêtée par le sort périssent pour trop y compter______

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 avril 2014

je suis eau qui court dans la plaine

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tiens voilà donc, lundi soir.

 

Ça coincera toujours tant que l’on entendra « théorie psychanalytique » à la place d’expérience de l’analyse. Tant que l’on entendra « théorie psychanalytique », s’inviteront les enjeux de pouvoir, les divisions de chapelle, de département, de courant, d’histoire. De quoi encore ?
Tant que ceux qui font circuler la connaissance de la psychanalyse, concentrent leur transmission sur l’idée d’un savoir pouvant expliquer l’homme, et non sur un savoir ( mouvant )  pouvant soutenir l’écoute d’un homme par un autre, alors il n’y a aucune raison que la psychanalyse, en tant qu’espace réservé à la parole qui manque tant, ne soit d’une part, vécu comme ouvert et démocratique, d’autre part, ne continue pas à cliver.

 

C’est un mystère ce que l’évocation de l’analyse cristallise encore comme violence.
De quoi parle-t-on enfin ? D’une prise de liberté progressive, lente, délicate, par l’expérience singulière d’une parole, vis-à-vis d’un vécu, d’une identité, et l’accroissement de l’espace du sujet, qui est un espace de choix. De savoir, donc de choix.
Les théories qui furent écrites et le sont encore, ne peuvent et ne pourront jamais agir comme des grilles. Elles sont des points clignotants dans l’esprit de celui qui écoute. Elles se signalent à lui, en tant qu’outils, pour appréhender des cas, offrir du sens. Point barre. De quoi a-t-on peur ? Si l’on replaçait véritablement l’écoute, la véritable écoute ( là est la plus grande subversion) , et la parole du sujet au cœur de l’expérience psychanalytique, mais surtout au cœur du discours qui parle de l’analyse, on cesserait de lui faire cette mauvaise presse qui prive tant de personnes du soin.
Pourquoi ne pas parler simplement, sans nourrir ni un mystère érotisant, ni une angoisse infondée, de ce que l’on gagne ( et gagnerait collectivement ) en disposant d’un endroit pour se penser ? Pourquoi continuer d’en faire un luxe ?
Il est ahurissant de constater l’hystérisation des positions dans lesquelles se tiennent les uns et les autres, pour ou contre la psychanalyse. Comment peut-on être pour ou contre ? Comment peut-on statuer globalement, sur un espace qui se définit non seulement entre deux individus, le patient et le soignant, mais se redéfinit en permanence, au cours des séances, suivant l’évolution des sujets qui s’y engagent ? Comment peut-on être pour ou contre quelque chose que l’on ne pourra jamais englober ? Quelle farce est-ce de dire cela ? L’inconscient n’est, au fond, pas un territoire connu. Il est connaissable. Explorable. Et c’est une porte ouverte qui permet de se penser de plus en plus pleinement. 

 


Quelle farce est-ce de ne pas enfin construire durablement la collaboration pacifique, pacifiée, bénéfique, qui peut exister entre tous ceux et celles, qui travaillent, cherchent, avancent, des connaissances et des dispositifs visant au bien être, au soin, à la réparation des individus. Quelle farce est-ce de se priver d’outils sérieux sous prétexte de frontières entre disciplines incompatibles ? Que ne réunissons-nous pas nos forces pour garantir, puisque le thème est brûlant, à la fois l’autonomisation des enfants et adolescents autistes, AINSI ( sinon cela n’a absolument aucun sens ) que la prise en compte et la consolidation de leurs positions de sujet, dans le monde qu’ils habitent, et qui est le nôtre et qui est le leur ? Comment peut-on, devant des parents désemparés et des enfants souvent mal, opposer encore les deux approches ? Quel est exactement l’enjeu pour que des « partisans » de méthodes opposées ne puissent pas être dans la même pièce ( expression entendue ) ? Qu’est-ce qui se cache sous cette crispation ?
Qu’attendons-nous - changement de sujet - face à l’augmentation des solitudes urbaines et solitudes tout court, face à la prescription en masse des psychotropes, face à l’augmentation des maladies professionnelles … pour enfin rendre accessibles les psychothérapies ou psychanalyse, et rembourser une base conséquente de leur coût, sinon tout ?

 

Pourquoi ne pas considérer que l’individu, quel que soit son état, est un appareil complexe, vivant, changeant, inventif, et que tout savoir, toute idée de soin se voulant définitif ou exhaustifsà son endroit, achoppe devant lui. Et c’est tant mieux. Il faut organiser, financièrement, politiquement, et dans le discours, une souplesse qui garantit à chacun le respect des droits qui sont les siens et la possibilité toujours accrue de se libérer dans l’existence.  Le reste n’est que temps perdu et batailles de pouvoir.

 

 

 

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ON CREVERA SOUS LES ENQUETES DE POPULARITE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La gare est une maison bien chaude, où les fonds de whisky ont la même couleur que la fouée dans la cheminée, et des pelotes de laines orange et or, circulent de main en main, de sorte que chacun des sièges pour chacun des passagers, soit tricoté du même soin.
Sorti de là, le train éclabousse de neige une falaise, très à pic, totalement arrondie d’amas blancs. Il roule sans bruits de ferraille, sans freins, dans une direction arrangée par un croissant de lune, si frais que l’hiver s’écrit en lettres hollywoodiennes.   
Des indiens sans armes le prennent d’assaut, il ne ralentit pas, il vole en éclats de plumes. Les indiens vont aussi vite à cheval, que la locomotive sur les rails, tout explose en plumes blanches, et vient grossir la couche au-dessus de la roche.
Des enfants sortent des failles en courant. Ils sont la signature du temps. Ils hibernaient pour de rire. Il s’affairent, et sculptent des statues qui vont fondre. Ils ont les doigts gelés mais des quenottes à mettre en paquet dans la gueule des petites souris. Ca ressemble à Noel mais personne n’est masqué, aucune promesse ne leur ai faite sous le manteau.
Le train stationne, en équilibre, sans un seul pont. Les chevaux sont endormis sur le corps des indiens. Une fermeture de paupières plus tard, un astre a remplacé l’autre, et dix rayons de lumière franche transforme la falaise en clairière douce et calme. Au milieu un fil d’acier transparent. Ils tirent dessus comme à la fête foraine, une ribambelle d’oiseaux pâles et rieurs, remplacent les flocons c’est ainsi, ici, que l’on change de saison.

 

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08 avril 2014

la colère c'est un carré noir craquelé très coupant sur fond blanc flou, pas du tout facile à avaler.

 

 

 

 

 

 même au téléphone

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valable en temps de paix____________________

Finalement ce n’est pas tant à prendre la parole qui doit nous occuper quand on la prend, que ce que l’on décide d’y déposer et comment. Si par exemple l’on continue de figurer la parole, ou la langue, ou l’histoire, ou la langue soutenue par l’histoire des hommes qui serait la parole, bref, tout ça, si l’on continue de le figurer par une rivière - qui est l’image la plus satisfaisante pour l’instant - alors il faut être occuper à savoir ce que l’on y dépose. La rivière va sans nous. Depuis avant nous et jusqu’à après nous. Ce n’est pas complètement possible de dire cela avec la langue, mais c’est presque vrai pourtant : la rivière n’a pas besoin, précisément, de nos petites personnes, avec nos petites inventions pour exister. Elle charrie. Ce qui devient important, c’est l’écologie, l’économie de ce que l’on dépose dans la rivière. Parce que c’est incontrôlable après. Donc il s’agit de déposer en connaissance de cause, en conscience de cet incontrôlable qui nous traverse, et sans polluer. Car la rivière alimente toute la rive, qu’elle va ensuite dans la mer, que, donc, elle engage une responsabilité commune. Ce que je dépose dans la langue quand je prends la parole, qu’il s’agisse de dire quelque chose  à quelqu’un en particulier, ou à plusieurs personnes en même temps, ou dire quelque chose sans préciser à qui, ne m’appartient pas, ni les ricochets ni les échos que cela produit. Ce qui continue de m’appartenir ad vitam eternam, c’est l’endroit, et l’état d’esprit, de corps, l’état d’histoire dans lequel je me trouvais quand je l’ai fait.  Cela continue de m’appartenir toujours. Cela se soigne donc. Cela se pense. Et penser n’enlève jamais, malgré la manie que l’on a de dire l’inverse, l’immense spontanéité, l’infinie liberté d’agir et de choisir. Ce la les accroit.
Ce n’est peut-être pas ce qui est dit, même si c’est très important, qui compte, mais la manière dont on le dit. La manière dont on le dépose. Essayer avec un bateau fait en brindilles. Ou avec un faux oiseau en bois. Ou avec une feuille. Juste une feuille verte. Si tu déposes mal, ça chavire et ça coule.

07 avril 2014

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c'est toute l'histoire de la grève. il n'y a rien d'autre. on pliait sous le jour. dés que le joug s'est desserré, on a relevé la tête.
un point, c'est tout.

 

 

 

 

 

 

 

il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence, pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser. se tenir debout. prendre la parole à son tour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

affichage de bonnes bases

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03 avril 2014

FAUDRAIT CESSER DE VOULOIR CREUSER LES GENS

 

 

" je fuis les gens qui veulent creuser sur moi et en savoir plus. et Internet sert justement à ça. je n’ai jamais fait de peintures pour avoir mon nom sur la toile "

 

 

http://zoo-project.com/

http://www.article11.info/?Bilal-d-abord-le-silence#nb2

http://antoine-page.com/

 

 

larme de silence gris clair ------ avec du blanc. boum. balle. je suis triste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02 avril 2014

BORGES TRAD / S. B. SUPERVIELLE

 

C'est l'amour. Il me faudra me cacher ou fuir. Les murs de la prison se dressent comme dans un rêve atroce. Le beau masque a changé mais il est comme toujours unique.
A quoi me serviront mes talismans : l'exercice des lettres, la vague érudition, l'apprentissage des mots utilisés par l'âpre Nord pour chanter ses mers et ses épées, la sereine amitié, les galeries de la Bibliothèque, les choses ordinaires, les habitudes, le jeune amour de ma mère, l'ombre militaire de mes morts, la nuit intemporelle, la saveur du rêve ?

Être ou ne pas être avec toi est la mesure de mon temps

 

Déjà la cruche se brise sur la fontaine, déjà l'homme se lève à la voix de l'oiseau, les ombres gagnent ceux qui sont aux fenêtres, mais l'ombre n'a pas apporté la paix.
C'est je le sais, l'amour : l'anxiété et le soulagement d'entendre ta voix, l'attente et la mémoire, l'horreur de vivre de manière successive. C'est l'amour avec ses mythologies, ses vaines petites magies.

Il y a un coin de rue par lequel je n'ose pas passer.Déjà les armées m'assaillent, les hordes.
( cette chambre est irréelle ; elle ne l'a pas vue )
Le nom d'un femme me dénonce.
Une femme me fait mal dans tout le corps

01 avril 2014

voilà l'une des plus belles choses à écouter par les temps qui courent et par les temps qui ne courent pas j'en démords pas

RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME

RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
c'est tellement beau

 

 

toute la ville est prête à en découdre oui je sais je travaille avec les jambes les danseurs se succèdent à la barre je la tiens encore bien fort quand je me couche il faut vivre je l'ai dénoncé celui qui croit encore conduire sa vie est un chauffard on nous dirige vers le moyen âge on prépare des chevaux toute la journée ils ont créé une somme de progrès le sol est chaud les semelles ne pèsent plus l'escalator descend dans un hall avec le nouveau ciel avec le nouveau sol avec les nouveaux muscles avec les nouveaux cils la nouvelle scène les nouvelles scènes les nouvelles têtes

on en voudrait encore encore elle coule les graffitis palissent même sur les murs les plus faciles je m'inquiète pas je vais au cinéma je cherche quelqu'un que je trouverai peut être je vois les autres et ils m'énervent

s'achète ici entre autre : https://itunes.apple.com/fr/artist/rhume/id632344986?l=en

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31 mars 2014

je suis je ne suis pas

 

Je ne suis pas historien de l'art. je ne suis pas philosophe. Je ne suis ni latiniste ni helléniste ni archéologue ni psychanalyste. je suis simplement un homme qui a beaucoup lu, un lettré ou, mieux encore, un littéraire, c'est à dire un homme qui apprend sans cesse à écrire ses lettres, à les déchiffrer, à les transposer, qui ne cesse de poursuivre cet apprentissage, qui aime follement lire, étudier, traduire, retraduire, écrire.

C'est ainsi qu'il y a un apprendre qui ne rencontre jamais le connaître - et qui est infini. Cet infini est ma vie.

 

 

30 mars 2014

quelle est notre question

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29 mars 2014

___ la vie est brève et même si les heures sont très longues, une obscure merveille nous guette

 

 

 

(...) nadie pierte ( repites vanamente ) sino lo que no tiene y no ha tenido
nunca, pero no basta ser vailente
para aprender el arte del olvido.
un simbolo, una rosa, te desgarra
y te puede matar una guitarra______

 

(...) personne ne perd ( tu répètes vainement )
excepté ce qui n'a pas et n'a jamais eu,
mais le courage ne suffit pas
pour apprendre l'oubli.
un symbole, une rose, te déchirent
et une guitare peut te tuer________

 

 

 

 

( borges X sylvia baron supervielle )

 

 

 

 

 

 

27 mars 2014

like the ocean we part / clique sur les deux en même temps et mélange


podcast

 

ça ressemble à un poème que j'ai appris avant de naître, que tu as écrit avant moi, que tu as écrit en même temps que moi, cela ressemble à un poème que t'as écrit et que j'écrivais en même temps, cela ressemble à nous sommes nés, et nous naîtrons. ça ressemble à ta voix. très derrière comme ça. ça me rend patiente. cela ressemble à un poème que seule j'écrirai, que personne n'écrira que tout le monde va écrire tout à l'heure, ça me rend dingue de joie, ça me rend patiente, c'est une petite partie de l'océan dont nous sommes. cela ressemble à un putain de poème sous l'océan dont nous sommes.

 


23 mars 2014

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20 mars 2014

vert espoir + bleu existant

une tonne de choses belles. le vieux et ce visage dans le rétroviseur, son air à la édouard glissant, en plus vieux, moins mort. les rayures sur la marinière de nicolas, les ongles peints en électrique de la fille collée à la vitre à peine fermée entre quelle porte et quelle porte déjà. il y a une couleur par néon, sous l'abribus, et un mec pour chaque poteau et ils sont tellement beaux. je tourne sur moi, insecte habillée rouge, par où on sort de ce fichu salon, je deviens petite, dans le tramway que je n'ai jamais tant pris que ce jour, je lis l'histoire d'une femme si belle aussi qui dort dans une roulotte, je m'en souviens, j'ai l'image comme si j'y étais. sur l'avenue d'ivry je remonte, un seul et unique trottoir, un tout minuscule enfant au visage régulier, et aux yeux immenses, bridés, et bleus, ce trio infernal, impossible, se retourne dans sa poussette, pour me redire qu'il est vivant. je t'ai bien vu minus mecton, dis-je, et je reviens sur mes pas pour checker sa mère, lui faire promettre, entre quatre yeux, qu'elle en prendra soin comme si c'était moi, comme si tout le monde était dans les pupilles de ce petit. faut pas que ça pèse hein.
je revois la cérémonie des couleurs. c'était Holi il y a quelques jours et je connais quelqu'un que j'aime que je connais que j'aime qui a du se retrouver sous la lune enduit de pigments, avec un an supplémentaire au compteur, sans savoir évidemment, mais qui sait ça?, comment ça s'écrit.

hier l'on me répétait que c'est l'année du cheval. ce que je savais évidemment. par conséquent je révise toutes les façons de se cabrer, mais, aussi, celles de venir souffler, lourde d'apaisement, avec des narines relâchées, dans la paume des humains.
tu es une enfant de l'automne toi marie ? rien d'autre, dis-je, au stand, debout, debout, debout, debout.

 

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