14 décembre 2009
#4 D’être sans le décompte, partis.

Nous n’avons rien oublié du début du monde
Rien des débris
qui ont fugué
Semé les chiens errants,
sans la route, les cailloux
Soufflé sur le bruit poussiéreux des machines
Soudé à nouveau les brisures de verre,
Pansé la sourde disparition des choses
Malgré les yeux et la fatigue des os
et le temps étiré à ses frontières,
son front.
Plus aucune mémoire vive à l’horizon des fous
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# 3
Vous n’avez plus de futur, on vous ôte l’histoire. On voudrait installer un présent perpétuel, où vous ne seriez que l'intermittent travailleur de votre propre existence. Corvéable à souhait, sans yeux pour regarder, ni pour pleurer d’ailleurs. Sans corps, avec sexe, mais sans sexualité. A cerveau malhabile, incapable de se situer dans le temps, pas de projection, pas d’engagement,
forfait illimité pour l’oubli.
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07 décembre 2009
# 2

viens
à l'encontre du monde
Draine trait de craie et eau de rose octagonale
C’est sans faire plus de tri
Ménager au sol et les cieux dégagés
Il faudra faire avec
la tête
et le brouillard.
14:08 Publié dans sans permission | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
#1

Tu sautes
à pieds
disjoints
sur
les disques
durs fendus
Deplug
l’ensemble
des fils
encore restés soudés
plus aucune...
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28 novembre 2009
et comme ça, t'entend mieux ?
12:32 Publié dans sans permission | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 novembre 2009
palette
certaine, et l'eau du bain, très longtemps jetée avec, si bien que la poésie peinait à naître et aussi les contours. depuis, le coeur bat à l'intérieur, refusant de temps en temps que l'on vienne le chercher, ne sachant jamais vraiment s'il avait le droit de sourire, ou pas. rien de pire que de voir la couleur du libre et de ne pas pouvoir la peindre.
En attendant, toile blanche.
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12 novembre 2009
Mots publics, après coup

Du 21 au 24 octobre derniers, Mots Publics 2009 faisait son final dans les sous-sols du Square des Cardeurs. Après plusieurs mois de résidence dans le quartier Saint Blaise, à interroger les notions d'intérieur/extérieur, une installation de photos, de textes, de sons, ainsi qu'une performance - co-conçue avec Malte Martin - donnait à entendre et à voir une tentative de traduction de notre travail.
Sur le site d'Agrafmobile, lire note d'intention artistique, voir vidéo et diaporamas photos, ainsi que le reste du travail de Malte : www.agrafmobile.net
10:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 novembre 2009
les ombres portaient

Les héritiers du chagrin se relayaient en file. Ils crevaient d'ennui comme de faim. L'orage ne gronderait pas, on se passait le mot. Ce n'était plus utile tout ce genre d'éclairs... A la place, le ciel donnait trous et montagnes de lumière. Consoler les inconsolables, c'était une tâche ingrate mais impérative, on s'y attelait, précisément.
15:54 Publié dans sans permission | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 octobre 2009
l'évidence

je répète : "treize coups de l'horloge parlante ( à mi-voix ) n'ont jamais fait une heure"
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08 octobre 2009
et quand je mets du linge à sécher, toujours il pleut
16:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





