11 décembre 2012
on prépare quelque chose
3 pour cent de joie
7 pour cent de joie
X pour cent de joie
Y pour cent de joie
18 pour cent de joie
37 pour cent de jouissance
78 pour cent de joie
100 pour cent de tentative de joie
19:35 | Lien permanent | Commentaires (1)
dorment au sol
" je t'aime depuis là où les chevaux dorment au sol. où leurs flancs qui se soulèvent soulèvent aussi la poussière. je t'aime depuis là où aucun jour ne se calme. où je ne calme rien des jours. surtout pas. je ne les calme pas je ne voudrais pas qu'elles se calment sans moi et toutes seules ces batârdes de journées. je ne leur fais pas ce plaisir, ils ne me font pas cette offrande. ça fait que je t'aime depuis des jours endiablés et fauves, où le bruit est incessant, la foule pressante et diverse au point que je n'ai pas d'escale.
je suis tunnel. tunnel, toi. tunnel, nous. je t'aime depuis un tunnel indien, où il n'est point de repos et je n'en cherche pas. et je ne capte ni tes ondes, ni leur putain de fibre optique. je t'aime depuis un pays que je parcours pour trouver le son bihari, et l'odeur d'essence et la vitesse des conducteurs de motos dans ce tonneau, ce cirque en ferraille, où ils roulent sur les parois ondulés, pendant que des adolescents du rajahstan font des crises d'épilepsie en apnée sur les rembardes.
je t'aime depuis là où je me tais. où il n'est pas davantage à dire que lorsque tu es couchée près de moi une lampe minuscule accrochée à tes pages. je t'aime à l'envers comme si j'étais là, toi ici, moi là bas, nous tunnels. je t'aime car il faut bien que rester se conjugue quelque part.
à mesure que s'efface ce que l'on croit évident, alors arrive, voit comme c'est brillant et clair, ce que la police n'avait même pas prévu de traquer.
je t'aime intraquable depuis là où je me tais, et je sais de surcroit que tu entends."
19:20 | Lien permanent | Commentaires (3)