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02 mai 2008

froide côte bretonne

On aurait bien mis l’image. On aurait bien illustré comme il se doit, mais la technique parfois nous tombe un peu des mains. Tant que l’on peut raconter alors allons.

C’était à l’arrivée d’une bien longue autoroute que nous avions prise, avec les détours et les allongements. Il n’y avait plus une mer pour être vue tant il pleuvait. Tant les nuages recouvraient les côtes et les autres dessins. Lorsque nous sommes vraiment arrivés, la maison était froide et nous riions sous la pluie comme des mômes. C’était silence. Jusqu’au lendemain, tout s’est fait doucement. Personne ne voulait brusquer l’autre, ni les murs, ni l’enfance qui y restait en résonance.

Après le sommeil, après le soleil blanc du matin, nous partions pour courir. Et contre le mur, avant de quitter la maison, nous ne tenions plus nos fous rires, en imitant le père, ses mimiques, ses façons de se tenir et de parler. C’était à en avoir de larges crampes au ventre. Une immense blague.

Mon dieu comme il lui ressemble.