26 mars 2008
elle pensa haut et fort si bien que le ciel s'éclaircit
A présent que la tempête était passée elle pouvait ramasser les arbres. Tout récupérer de ce qui était tombé. Tout replanter s’il faut, se mettre à la recherche des racines. On ne verrait pas de si tôt revenir les jonquilles, mais peu importe, il s’agissait de repenser le monde avant sa disparition et ne pas vouloir le reconstruire à l’identique.
Elle empila quelques ouvrages pour se faire une échelle et désemplir les nuages. Ils étaient prêts à pleurer encore et il avait suffisamment plu. Rien ne grondait de nouveau dans le ciel mais la prudence était de mise. La première journée fut longue et au bout d’elle-même elle s’assit pour s’écouter souffler. Comme tout paraît moins lourd lorsqu’on se remet au travail. Elle pensa haut et fort ce qui trottait depuis des heures, si bien que le ciel s’éclaircit.
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25 mars 2008
dieu que ma maison change
ma machine pour écrire est en panne et c'est à croire que cela met la tête à l'envers.
c'est à croire que toutes les habitudes qui y sont liées sont immédiatement bouleversées.
tous les réveils qui commencent par elle, sont des réveils différents. Toutes les heures où elle reste allumée au cas où une idée.
de un : ma machine va remarcher bientôt. pas la peine de mâchonner de l'obscur.
de deux : l'ami bien éclairé dit qu'il existe encore les bonnes feuilles de papier.pas la peine d'exagérer.
l'ami bien éclairé est aussi bricoleur et c'est chez lui que dort ma machine en panne.
Dieu que ma maison change lorsque je n'écris pas. Dieu qu'il faut faire confiance à ces drôles d'épisodes.
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