Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 juillet 2008

Ce matin libre

cité 004.jpgCertains destins se lient aux autres, par ce fil-là du hasard. Celui des radios et des télévisions mondiales. Alors on s’y voit, attendant la même personne, n’espérant plus, espérant de nouveau. On pleure aussi de temps en temps, lorsque les enfants pleurent pour de vrai. C’est étrange ce fil-là. Il nous fait fonctionner au réel comme au cinéma, étendant nos identifications à ce qui pourtant, nous est parfois lointain. Ce matin, libre donc, une femme, icône. Ce matin libres encore, certains autres. Alors c’était le bon moment hier pour songer à ceux qui ne le sont pas et plus, depuis très longtemps et parfois sans chaînes. Etait-ce le bon moment en revanche, pour ces drôles de discours enregistrés, sur une petite estrade, avec de petits applaudissements et cette histoire d’image qui court, qui court, qui court.

Libre donc. Essentiellement libre. Va. Respire enfin.

02 juillet 2008

rattrapée au vol

pierre vélo 007.jpgIl y a comme ça une bonne dizaine d’odeurs qui ramènent illico aux étés de l’ enfance. Parmi elles, le bitume chaud que l’on vient d’arroser et le mélange de caoutchouc et de synthétique des balles de tennis. Les deux ont été servies sur un plateau, tour à tour, ce matin. Ni une ni deux, parachutage immédiat quelques quinze années derrière, dans l’allée d’arbres d’un petit club de tennis modeste où les enfants roulaient à vélos et se cognaient aux grillages. Où leurs peaux collaient aux chaises en plastique pendant que leurs sacrés pères refaisaient le monde en comptant les points.

On ne mesure pas à quel point l'enfance est loin