06 avril 2011
méga sieste
Mégapole.
Méga bruit.
Méga vitesse des choses.
Mega transport des méga personnes.
Méga budgets, méga building, méga millions.
Méga météo dans le ciel des mégapoles.
Nul autre horizon que les petits carrés de verre derrière lesquels une enfilade de bureaux se perdent.
Sur les trottoirs, les passants organisent leur marche comme on circule sur l’autoroute.
Autorisation de doubler sur la gauche, en gardant le nez sur ses chaussures. Arrêt toléré en double file pour rédiger un texto, ou passer un coup de téléphone. Coup d’œil furtif sur les vitrines qui dégoulinent. La ville à toute allure bat comme un cœur pressé.
L’avenue mène droit à la gare, que surplombe une horloge géante. Dans quelques instants il est quatorze heures. L’aiguille des secondes trotte sur le cadran.
La marche des passants ralentit notablement, les voitures débrayent aux vitesses inférieures. OUh, tranquille…. tout s’étiiiiiire jusqu’à l’arrêt complet.
Lorsque l’aiguille arrive sur le douze, tout s’est arrêté. Les passants étalent un sweat shirt, une écharpe, un coussin sur le trottoir. On se fait une place sur les bancs, on s’affesse sur les chaises en terrasse et on bascule le fauteuil de la voiture en arrière.
Quatorze heures, c’est absolument non négociable, quatorze heures, c’est bien connu, c’est l’heure de la sieste, pardis !
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