06 avril 2013
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désire vocabulaire
inventé pour cela
et de juste mesure
pour tirer sur le rien
à coups de silencieux
ne surtout pas l’achever
le ramener vivant
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le ramener ------------ vivant
12:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
autre fou cherche regard____ deuxmilledix
pourquoi t’as pas dansé ?
parce que je ne sais pas
toi tu ne sais pas danser ?
non
que penses-tu de ceux qui dansent ?
c’est parce qu’ils savent
et toi t’aimerais savoir?
oui
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12:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
05 avril 2013
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10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
03 avril 2013
peu dire
DEDANS LA PEAU
19:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Il pétrit son genou comme le petit enfant autiste qu'il était, et, du reste, comme le petit enfant autiste qu'il est encore. Qu'il reste. Il a la barbe d'un marin, ils sont combien là dedans ? Il est combien dans lui-même ?Quinze. Vingt.Cent. La bande des quinze vingt. Nuage de fumée au maïs, champ de blés,encore, champ épais très lointain au demeurant, ils fument nos pas.
Il a la barbe du Marin de Gibraltar, en plus vieux, en plus abîmé aussi et sans la drague. Son pantalon bleu a une couche de saleté incurable. Zéro bagage. Rien. A peine la clope au bec. On le croirait sorti d'un clip d'Antoine, mais sali, raturé.
Je passe trop vite. J'ai perdu l'habitude.
19:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
02 avril 2013
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voici le temps des petites filles / qu'elles soient bien dures / qu'elles frottent soigneusement leurs livres à la graisse de bouton d'or qui est la plus fluide / et au papier bulle qui rend invisible / qu'elles mangent des pieds de prêtres qui sont riches en salpêtre et qu'elles n'oublient pas les cordes de soie qui attachent la mer aux bateaux à vapeur / QU'ELLES AIGUISENT LEURS DENTS CONTRE LEURS DENTS CAR RIEN N'EST PLUS DUR QUE LEURS DENTS / qu'elles remplissent leurs mains de sable et qu'elles entourent la forêt et qu'elles chantent / alors seulement dispaîtront les vieillards
21:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
01 avril 2013
____ poisson lion
Nous n'allons pas tarder. Nous n'allons pas faire long feu. Nous redorerons nos blasons avant de les rayer à la clef, car de l'abandon du pouvoir nous ferons le désir le plus calme. Le désir le plus désirable. De l'abandon d'une certaine forme de connaissance et façon de produire. Nous n'allons pas tarder mais il ne faut pas nous attendre. Il faut chérir notre hésitation. Il faut nous voir n'être pas sûrs, et aimer que l'on se soit planté déjà. Vous savez quand certains couraient dans les jardins après les œufs de pâques coquets, nous, on déchirait en mille morceaux les photographies de nos grands parents, pour en avoir plus encore, de racines. Alors nique toi avec tes bons conseils en orientation, un jour nous avons laissé le chronomètre courir pendant 327 heures et quelques, et nous fumes heureux, tellement émus de le découvrir. Le temps était passé et nous en avions pris acte sans le savoir. Le même jour y'avait un chat qui réclamait de boire à l'évier comme on a bu, suant, au parc du tronchet à la fontaine pendant toute notre enfance. Ce week end j'ai rencontré un Jérôme de quinze ans pile. L'argent facile le tente bien sur, la chaise du guetteur à cinquante balles la journée lui fait pas mal de l'œil. S'acheter des trucs tu vois. Et puis tous les deux on a regardé l'écran, des clips paresseux, mais on l'a fait comme si nous regardions la mer. Brutale. Bleue. Électronique. Alors__ lui tu vois il ne va pas tarder. Laissez le faire un peu. Et moi, moi non plus je ne vais pas tarder. Nous n'allons pas tarder en somme. Nique toi avec ton économie de moyens. On a tout à fait moyen d'être autre part.
21:48 | Lien permanent | Commentaires (0)