21 avril 2013
EN_ TOUT_ FEU
En tout, neuf feux décomptés.
C’est une déclaration. Une façon de savoir, se dire, se demander à quel feu nous en sommes, à quel endroit de notre résistance.
Malte Martin n’a pas vraiment peint à partir du texte, il a lu et il a peint.
Cet automne nous avons mélangé tout cela à la Galerie Six Elzevir, et des sons de Fabien Noel, et des images en mouvement de Cédric Dupire. Depuis c’est un livre avec des encres sombres, des percées de lumière, et les mots au milieu à déplier.
Pas brulant.
23:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
19 avril 2013
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13:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
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C’est une heure exquise qui existe à peine sur les cadrans dans les halls de gare, dans les supermarchés. C’est une heure à l’envers, où le ciel monte au lieu de descendre, lorsqu’il est l’heure de n’être plus dehors. On pose sa tête sur le rebord du frigidaire couché, et les pieds dans la flaque que fait la glace en fondant, l’on défie le rhume, un vers d’alcool à la main, souriants. Dés lors, tous les épisodes s’enfilent en sens inverse, par la fenêtre imprimée négatif, blanc sur noir.
Ils sont eux-mêmes, la tête sur l’oreiller frigorifié, à faire fructifier leurs promesses.
On dirait qu’on était libres et riches de ce que l’on ne savait pas. On dirait qu’on réservait dans nos orteils, dans nos chevilles, dans nos talons d’Achille une part d’enfance en colère. Immuable. Jamais réconciliée. On dirait qu’on n’attendait personne, mais qu’on voulait atteindre. Emettre. Aimer.
Il sont eux-mêmes la tête renversée, là, à songer que pour une fois, peut-être, le ciel se retrouverait en haut.
Leurs serments sont ceux des amoureux, qui, ce soir à la brume, nous irons ma brune cueillir des____ mots doux. Leurs serments se font, à ciel ouvert, la bouche ouverte, et les mots pas en l’air. Juste réels. Avec de la peau, et des organes en dessous, par-dessus. De la chair dans les mots dans leurs serments au ciel.
Ils marchent sans le sol, mais sur la portée. Une partition de lumière venue par en bas, les éclaire en contre jour. Ils s’écoutent.

12:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
ludovic.janvier.en.avril.ne.te.découvre.pas.jamais.
Respirer mis à part /
le plus clair de ta vie /
passe à chercher les mots /
qui diront comme ils peuvent /
le plus clair de ta vie /
respirer mis à part /
09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ludovic janvier, une poignée de monde
17 avril 2013
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ici ça va, comme on dit.
la bave tiède du chien-enfant
adoucit nos mœurs.
mais niquez-vous avec vos publicités de fachos.
15:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
.+.
Courait loin du moulin. Courait pour la joie de courir le matin, faire entrer et sortir le jour sous et par les pores de la peau. Courait pour suer la musique. ____Tu sais je vais voir un cerf. Il y avait aussi un nuage de brume tressé serré avec les troncs, et le ciel venait très bas, se mettre en boule dans le moindre creux de tronc. On n’y voyait pas clair, mais par endroit, c’était comme un écran soudain, et l’immédiateté de l’image et l’évidence de l’image : Une mousse vert fluo, et humide. Ou, là, deux racines s’enlaçant, comme toi et moi à cette heure, nous devions faire l’amour n’est-ce pas ?
10:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
16 avril 2013
à la folie
14:53 | Lien permanent | Commentaires (1)
la pro___me___na____de
13:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
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TOUJOURS / PARTOUT,
J'AI PEINE A TROUVER LA PLUIE D’ÉTÉ,
DEPUIS / ALORS, JE FONCTIONNE
AVEC LE SOUVENIR DE SA TRACE.
ET J'HABITE TOUT PRES MAINTENANT.
LES BROTHERS AND SISTERS J'AI GRANDI AVEC EN BORDURE DE VILLE.
ON AVAIT PRESQUE LA MÊME CUISINE
MAIS NOTRE MÈRE A NOUS, NE CHANTAIT PAS RUSSE.
12:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
15 avril 2013
toi là bas.
j'ai beaucoup aimé l'odeur de ton joint en plastique dégueulasse tcherno dégueulasse, tu crames une cellule après l'autre de ton cerveau pourtant infini qui te servirait à jouir. mais pour dire vrai, j'ai beaucoup aimé cette odeur quand même, la rue philippe de G, la ville dans cet état, moi dans cet état, sur les ondes, mais. bon. ça m'a plu comme de confondre le nord avec le sud depuis le cinquième étage. et de découvrir que pasternak, rilke, et tsvetaieva, se sont aimés à trois, à s'en sucer la moelle, tout l'été 1926, par lettres et poèmes interposés, tout l'été 1926, c'est hyper long un été quand on s'aime. c'est hyper long à faire disparaître comme tatoo.
20:05 | Lien permanent | Commentaires (0)