19 mai 2013
oui
18:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
--------------
Traité d’invisibilité, grimoire sans pages.
La formule énoncée aurait été celle-ci :
Repère tes habitudes. Enamoure-les.
Puis déjoue-les une par une comme on découd le corset,
le paragraphe ou l’automne.
Abat tes habitudes. Enamoure-les
qu’elles rendent le sang,
revêt ton débardeur de lumière.
Bouche tes yeux, bouche tes narines,
avale un ail fumé et des poissons
et des fruits pour le jus et des sexes juteux.
Après,
Marche longtemps avec la sueur des nouveaux nés,
dans les rues les plus arides, les plus avides de sens.
Marche, et lentement,
fond.
Moque le diable moqueur en deux temps,
trois mouvements, un pas de danse obscur
et au croisement prends le croisement .
Tu refuseras le noir en peinture
s’il n’est pas matière au doute
et ne convoiteras l’invisibile
que parce qu’il te permet présence.
Car l’invisibilité est la voix.
Parle quand tu marches, parle quand tu dors,
parle quand tu tais, parle quand tu jouis, silencieux, d’une image.
Parle quand timidement____ Parle car tu es humain et le gars là-bas, pareil.
Ne parle pas visible. Circule.
Il n’y a rien à voir que boire ta propre ivresse
à jeun.
Des visages sont contenus dans tes cordes, donc chante aussi.
Tu remarqueras que déjà le tour s’est joué.
Tu flottes ancré dans le sol et tes paumes sont jaunes soleil.
Ce sont des dessins redéfinis que tu habites, impermanents et pugnaces. Invisibles mais
sentis.
Referme le livre et ne compte que ton battement.
Ce que tu vois moi je le parle, mais je ne dis jamais tout.
Les formules n’enseignent ni ne guident,
elles enflamment. Alors à la fin
__brûle.
¨
18:00 | Lien permanent | Commentaires (5)
17 mai 2013
.
Prosternez-vous ou mourez chaque fois, le gars émiette les mots entre canines et incisives et gros dentier greffé la veille. Il chouchoute le tapis de velours rouge, serre fort sa cravate, la fourmilière de ses idées, le chaos et la bourse qui défilent sur grand écran. Une dame entre. Robe fourreau. Le casino la déshabille. Aussi vite que ça. Elle passe, allure de chatte au cœur mou, entend le croupier dire, à la volée, « Prosternez-vous ou mourez chaque fois ». La règle d’un jeu que je ne connais pas, se dit-elle, se dit-elle, se dit-elle. Elle c’est comment déjà ?
Personne ne sait, elle disparaît. Tout le monde joue. Tout le monde a une petite bourse cousue près du sexe, en peau de lapin, ou autre chose de mort, et l’argent y est remplacé par des jetons de plastique jaune. Le délice. A la table du croupier les joueurs accourent, se giflent pour être au premier rang, si c’est pas jouer c’est pour voir. Ils ont des chaines noires, plates, au cou, qui ne brillent pas, c’est vulgaire.
En secret un homme, plus beau plus mat mais moins grand, pense que ce soir, c’est idéal, la lune au beau fixe pour vider la chambre forte. Il se voûte et fait semblant de jouer gros. La roulette. Branlette. Mélange les rouges avec les noirs. Le sommeil dans le sillage de la boule endiablée.
"Ralentissez-la" crie un joueur au bout du tapis.
"Accélérez-là", glisse la femme qui avait disparu.
«Au diable son gros gâteau» abandonne le troisième homme en riant, c’est à la table d’à côté qu’il file, où le blackjack attend.
.
12:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
INSTALLER___

12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 6b, installation photo cédric dupire, texte cédric dupire.
15 mai 2013
---
14:44 | Lien permanent | Commentaires (2)
14 mai 2013
.
si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais si tu savais
combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien combien
je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime
10:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
