Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02 juin 2013

d'ici on entend les coqs chanter sur Tanger

je te prends par l’est et par l’orage.
j’exige le matin, et des chèques en bois, à Stéphan, Reiner, Susan. je rêve que je les emmène tous sous le bras, par les lacs, par l’est et par l’orage, n’aime pas la compagnie des morts, mais je découvre combien c’est vaste
la mer est jetée à l’ombre, ainsi que toutes les prévisions, nous les laissons à l’ombre, je déménage à Prague,
sur les trottoirs mouillés par la crue, j’escalade le château, vers novembre, vers sept heures, il y a toujours cette même brume à badigeonner. c’est infiniment beau et ne se traduit que trop mal en français. je continue de chercher. je relie.
je rêve de chevaux endormis dans les coffres des matelas, et de gitans avec qui l’on négocierait le prix.
le tissu pour les tapis de dos.
j’ouvre les yeux sur le trajet.
pas trop bas. pas trop haut. j’en ai rêvé deux fois.
juste l’égal échange. eux : la thune. moi : je tisse. et les chevaux dorment encore à cette heure.
je lèche tes seins et je découvre combien c’est vaste.
la moindre cicatrice au sol, je creusais. une sale habitude d’enfan. pourtant tout ce qui inspire n’aspire pas, et c’est une règle encore vraie. faudrait jamais laisser tous ces trucs dans leurs bouches,  ou les nôtres, car ça empêche de parler.
 

 

 

 

oceano mare

anatomie abeille.gifocéan_mer2.jpg

ocean_mer_3.jpg

ocean_mer.jpg

31 mai 2013

.



et la beauté.




___________

vietato.JPG

.

nous sommes jeunes et las et ne le disons que parce que sourd en parallèle l'étrange lumière d'une joie, à retordre pas à vendre.
cependant nous sommes las qu'une absence de saison nous mène droit au sentiment d'autres absences que le mot printemps ne saurait circonscrire. nous cherchons d'une marche lente un entrelacs d'images gravées sur bouclier. nous cherchons un air, qui défierait du même élan la pesanteur et la légèreté. et puis advient une déchirure blanche , secrète, un éclairage nouveau et vaudou, venu comme d'habitude de ce que d'autres furent las avant nous, probablement des mêmes maux, probablement dans les mêmes mots. qui est jeune ? qui est jeune encore ? qui est encore jeune ?

je l'écoute la joue sur le bras, la lèvre sur le micro, presque allongée sur le studio
"j'ai élevé mes deux guerriers de fils, comme mes enfants bien sûr et je continuerai de les protéger jusqu'à ce que mort s'en suive, j'ai fait avec mes enfants comme avec des enfants, mais aussi comme avec toi, et comme avec  tout individu que je viendrais de rencontrer.  je n'ai qu'un seul regret : n'avoir pas eu de fille"

mes yeux clignent comme la paupière neuve des bébés qui acquiescent. j'écoute l'humour se dérouler son propre tapis rouge, l'humour  qui toujours se fait preuve d'intelligence. de ceux qui se cachent  un peu pour penser. de ceux qui sont seuls, mais autre part, dans un monde impénétrable et délicat, délicat jusque dans la façon d'être retirés de la vue. pas planqués.

nous sommes les fils et les filles de___
putes, travelos, funambules, ramasseurs de balles, figurants rêveurs. mécaniciens et agriculteurs, vieille auteur irlandaise.
des outils nous en avons, mais il faut les défaire du moule. comme ce bâton de berger qu'on agite, ou je sais pas, peut-étre une perche tendue mieux que l'arc, jusqu'aux nuages et qui fait que depuis des jours, ça pleut. ça pleut. ça pleut. ça pleut. ça pleut. mais il fait tellement beau 

27 mai 2013

.








"J’ai vu l’été sur la terre, paraissant ne pas se reconnaître lui-même,
naturel et antéhistorique, comme dans une révélation. J’ai laissé un
livre sur lui."

Pasternak, dans une lettre adresée à Rilke.1926.