03 avril 2014
FAUDRAIT CESSER DE VOULOIR CREUSER LES GENS
" je fuis les gens qui veulent creuser sur moi et en savoir plus. et Internet sert justement à ça. je n’ai jamais fait de peintures pour avoir mon nom sur la toile "
http://www.article11.info/?Bilal-d-abord-le-silence#nb2
larme de silence gris clair ------ avec du blanc. boum. balle. je suis triste.
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02 avril 2014
BORGES TRAD / S. B. SUPERVIELLE
C'est l'amour. Il me faudra me cacher ou fuir. Les murs de la prison se dressent comme dans un rêve atroce. Le beau masque a changé mais il est comme toujours unique.
A quoi me serviront mes talismans : l'exercice des lettres, la vague érudition, l'apprentissage des mots utilisés par l'âpre Nord pour chanter ses mers et ses épées, la sereine amitié, les galeries de la Bibliothèque, les choses ordinaires, les habitudes, le jeune amour de ma mère, l'ombre militaire de mes morts, la nuit intemporelle, la saveur du rêve ?
Être ou ne pas être avec toi est la mesure de mon temps
Déjà la cruche se brise sur la fontaine, déjà l'homme se lève à la voix de l'oiseau, les ombres gagnent ceux qui sont aux fenêtres, mais l'ombre n'a pas apporté la paix.
C'est je le sais, l'amour : l'anxiété et le soulagement d'entendre ta voix, l'attente et la mémoire, l'horreur de vivre de manière successive. C'est l'amour avec ses mythologies, ses vaines petites magies.
Il y a un coin de rue par lequel je n'ose pas passer.Déjà les armées m'assaillent, les hordes.
( cette chambre est irréelle ; elle ne l'a pas vue )
Le nom d'un femme me dénonce.
Une femme me fait mal dans tout le corps
10:42 | Lien permanent | Commentaires (2)
01 avril 2014
voilà l'une des plus belles choses à écouter par les temps qui courent et par les temps qui ne courent pas j'en démords pas
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
RHUME
c'est tellement beau
toute la ville est prête à en découdre oui je sais je travaille avec les jambes les danseurs se succèdent à la barre je la tiens encore bien fort quand je me couche il faut vivre je l'ai dénoncé celui qui croit encore conduire sa vie est un chauffard on nous dirige vers le moyen âge on prépare des chevaux toute la journée ils ont créé une somme de progrès le sol est chaud les semelles ne pèsent plus l'escalator descend dans un hall avec le nouveau ciel avec le nouveau sol avec les nouveaux muscles avec les nouveaux cils la nouvelle scène les nouvelles scènes les nouvelles têtes
on en voudrait encore encore elle coule les graffitis palissent même sur les murs les plus faciles je m'inquiète pas je vais au cinéma je cherche quelqu'un que je trouverai peut être je vois les autres et ils m'énervent
s'achète ici entre autre : https://itunes.apple.com/fr/artist/rhume/id632344986?l=en

10:44 | Lien permanent | Commentaires (1)
31 mars 2014
je suis je ne suis pas
Je ne suis pas historien de l'art. je ne suis pas philosophe. Je ne suis ni latiniste ni helléniste ni archéologue ni psychanalyste. je suis simplement un homme qui a beaucoup lu, un lettré ou, mieux encore, un littéraire, c'est à dire un homme qui apprend sans cesse à écrire ses lettres, à les déchiffrer, à les transposer, qui ne cesse de poursuivre cet apprentissage, qui aime follement lire, étudier, traduire, retraduire, écrire.
C'est ainsi qu'il y a un apprendre qui ne rencontre jamais le connaître - et qui est infini. Cet infini est ma vie.
15:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : quignard, sur l'image qui manque à nos jours éditions arléa