19 novembre 2012
salut salut
distendue, puis, pivot sur moi-même, côte de la Fayette en danseuse, je pense à celui qui, qui dans deux heures ne dort jamais, j’aime la nuit interdite, je signe aussi s’agissant de la préférence pour le singulier, je signe encore, et encore, mais tais mon nom. c’est pas pareil quoi qu’on en dise, je travaille les flous, au gros pinceau, je travaille, j'étudierai jusqu'au bout, je signe, mais silence. distendue, puis pivot sur moi-même, je tends le genou après la cuisse, je retrouve l’écriture, je prends la flute, je fais semblant que je t’aime plus ou autrement mais je pédale. j’aime interdite, la nuit j’aime p
aris ensauvagé malgré les peurs au fond de la gorge, pivot sur moi, je les regarde, salut, lui il a trois despé dans le ventre depuis l’aube, elle, elle a les mêmes et deux paquets à cinquante cents, ils prennent la flute ils font semblant qu’ils n’ont pas mal, moi j’ai leur âge, salut, salut, salut, salut, salut,
je prends leur flute
20:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
lâcher serait facile. ça fait des années qu'on lâche.
les temps sont fâcheux pour le poème et le langage qu'autre chose anime.
10:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
sexipolaroidafternoonbeforecomingsoon
Il y a suffisamment de voitures qui passent pour que la chambre soit régulièrement baignée de lumière. Elle a les yeux très grand ouverts. Cela s’annonce comme ça. Ses yeux vont restés grand ouverts une bonne heure durant, quasiment sans cligner. Le corps de son amante alourdie par l’amour, passé dessus, dessous, entre, dedans, l’amour est passé lourd. Le corps alourdi de son amante, qui monte et descend, selon un rythme qu’elle aurait voulu elle-même, inventer, inscrire sur une partition. Il faut que d’autres le fassent pour se rappeler qu’on l’aurait fait. Nous l’aurions fait, il eut fallut qu’on l’invente. Son amante dort en respirant.
Sur les murs, dans cette chambre dans cette nuit, il vient de se peindre, une série d’arc en ciel très naïfs. Avec les couleurs habituellement accolées par les enfants dans les cours. C’est à dire, souviens-toi, du bleu, du vert, du jaune, du violet, du orange et du rouge.
Il y a quatre murs et une porte, il y a cinq arc en ciels. Elle vient de faire l’amour avec cette femme, et c’était mieux que bien c’est à dire vivant. Elle regarde partout ailleurs, là où ses yeux ont leur habitude. Là où habituellement elle s’appuie, pense à son avenir. Là où habituellement le film se projette sans accroc, l’avenir radieux, habituellement, elle regarde l’avenir qu’on lui raconte, elle s’en saoule et s’évanouit repue.
Cette fois les yeux ne se fermeront pas, les arcs en ciels dégoulinent en peinture, le corps de son amante, lourd, dicte l’abandon des formes admises. Les arcs en ciel coulent le long du mur, et c’est un délice que de voir les couleurs enfin se mélanger. Un délice que de voir, enfin, naître des teintes nouvelles.
09:23 | Lien permanent | Commentaires (2)