17 janvier 2013
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21:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
we want to make noise
Ce sont eux qui t’entêtent avec leur couplet.
Ils sont l’enfance radicale et sauvage. Ils ont raison. Ils ne te mènent pas en bateau. Ils préparent une marche, laisse-les se maquiller. Laisse-les enfiler comme ils veulent leurs combinaisons jaunes. Ne prends pas la peine d’éloigner les armes, ils ne savent pas ce que c’est. Ils ont d’autres projets. Eloigne-toi toi. Regarde-les. Prends en de la graine. Ecoute comme ils chantent.
Ils n’ont pas l’intention de te ménager, ni de t’arrondir les angles de la figure, ni de t’alléger la conscience. Regarde comme ils sont beaux sur cette échelle pas graduée de la chance, tu es tout en haut d’avoir des enfants vivants de la sorte. Essaie-pas de les faire tiens, apprivoise-pas leur sourire mais vas-y profite. Quand ils seront prêts à partir tout à l’heure, applaudis-les avec tes deux mains et dis à tes vieux copains de faire pareil. Ils ont un désir de bruit et là aussi c’est ta chance. We want to make noise. Si c’est pas une déclaration d’indépendance de cœur ça. Ils vont s’éloigner pour en plus ne déranger personne, et tu vas les entendre au loin, comme une rumeur libre, et tu n’auras qu’une envie
11:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
15 janvier 2013
nul ne connaît la durée de vie d'un bleu. je garde ça secret.

13:35 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : klein
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Laisse toi pas enduire
laisse toi pas faire
laisse toi pas réduire ton esprit sous le képi
laisse toi pas marcher sur le cerveau gauche
laisse toi pas négocier ton salaire

laisse toi pas appeler léon ni idole
laisse toi pas envisager le pire.
Laisse toi écrire,
laisse toi ouvrir,
laisse toi venir et filer,
laisse toi rire aux anges,
laisse toi pas effacer les contours,
laisse toi pas dépasser par les verbes, les verbeux, les boudeurs,
Laisse toi pas faire.
10:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la photo dans le livre radio
14 janvier 2013
son corps émet __ encore__ des ondes
Il n’y a qu’un seul été. Ce sont des jours mis bout à bout, qui ne font qu’un seul été. Sous tes poignets une légère odeur de pain chaud en témoigne, qui se retrouve en miroir,là, dans sa nuque et là, au niveau de son ventre.
Il n’y a qu’un seul été pour ses cheveux qui gouttent d’eau douce, parce que tout autour tu as creusé le sol. Tu as arrêté le temps qui a arrêté le cours des cours d’eau parce que rien ne te tient plus à cœur qu’une piscine fraiche, creusée à mains nues, où faire tremper ses mots et ses seins, jusqu’à ce que cela infuse suffisamment pour que tu puisses y boire.
Alors tu prends ça, et aussi des nuits, très noires, où les étoiles brillent de loin qui même mortes, vous relient. Tu prends ça et tu rajoutes le goût virtuel d’un whisky, déposé sur des lèvres.
Ca, c’est un seul été. Et entier. Et plein.
Si tu veux, tu rajoutes de la lumière, tu seras loin du compte de toutes façons, et la chanson qui vient dans le poste tout à l’heure, quand tu règles la station sur la route de Bayonne, de Frehel, Bejaia ou Dreux est une chanson cousue de lumière, sans accélération, à la lente vitesse de la lumière. Son corps émet encore des ondes à la lente vitesse de la lumière qui coud la chanson.
Ses yeux, c’est un seul été mis bout à bout. Un regard c’est un seul et très long été mis bout à bout, que l’on attend de retrouver nouveau, et très autre et tout pareil. Un œil, devant un autre œil, c’est une folie douce qui n’a pas d’autre nom.
C’est aussi retrouver quelques heures durant, la très grande peur adolescente, de deux corps en chaussettes et thé chaud, sur un matelas qui n’est même pas le leur. Et le trafic dehors qui manifeste en chaussettes. Et l’horloge qui tourne et ne peut rien contre la mesure musicale, maitresse en tout.
La chanson qui vient est une chanson cousue de lumière, sans accélération, et c’est un seul été mis bout à bout.
13:04 | Lien permanent | Commentaires (1)