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26 janvier 2013

quand tu arrives au croisement, prends le croisement

25 janvier 2013

d'équation.

J’en voudrais à ce qui d’une phrase, d’une idée balisée et claire, souhaiterait me calmer. J’en voudrais à ce qui d’une réponse entendrait effacer la question, l’apaiser, la reléguer au fond de la classe. Ce qui, dans la lecture, aurait pour fin de me laisser tranquille. Je veux que l’on m’inquiète. Je veux que l’on mette beaucoup de charbon dans le four. Je veux que l’on me montre comment c’est dans un coin quand je m’attarderais dans l’autre. J’en voudrais à ce qui croirait récompenser ma course en tendant une ligne d’arrivée et un buffet pique-nique. Je désire des pauses, je ne veux pas d’arrivée.
Arriver. Non.
Il s’agirait d’une pause de laquelle on repartirait sans hâte, mais de laquelle on repartirait. Je veux du repos, pas qu’on me jette de l’eau froide sur la figure pour éteindre. Je n’ai pas envie d’être contentée. Je n’ai pas toujours envie d’être sûre de ce que j’avance. J’aime la logique, je lui fais l’amour à la logique, elle me permet de me tenir debout, et du même geste, je veux qu’on la bouscule. Je ne veux pas qu’elle soit prétexte à l’avancée du discours. Je ne veux presque pas de discours. Je veux la discussion. Je veux prendre ce qui est pour ce qui est, et me demander pourquoi c’est. Je ne veux pas effacer la question du mal et du bien et du beau et du réussi, mais je veux désépeler tout ça. Le réduire dans les plus petits morceaux et me trouver minuscule et vivante devant ce puzzle. Je veux que l’on croit en notre capacité de refaire le puzzle. En notre capacité de créer. En notre capacité d’engendrer. Je veux que l’on cesse de miser sur notre capacité à avaler.

Ca gratte. Je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont, mal à l’aise dans la condition humaine, je ne veux pas être encouragée à le résoudre, je veux l’explorer.
Je veux ne pas dormir parfois, et dormir profondément d’autres nuits. Je veux continuer de considérer avec vertige le pourcentage de matière noire. Je veux que le trou me donne à penser, je veux être étourdie par l’être. Je veux que tu fasses tourner ma chaise. Je veux comprendre comme jouir, à front ouvert, en lumière blanche et sans comprendre. Je veux que le savoir se conjugue à l’intime, et qu’il devienne, en un clin d’œil, si digéré, donc indicible. Je veux que le silence soit plein et qu’on cesse de le craindre. Je veux que le langage ne soit pas un écran opaque, ou alors très très tactile. Je veux continuer de trouver excitante la part de futur sur laquelle ouvre une image. Je veux croire à l’orage derrière la fenêtre, et redire qu’une maison chaude, hiver, comme été, comme printemps, comme automne, une maison qui laisse la liberté de se risquer au froid de dehors, est la condition sine qua non pour penser. Au sens propre comme au sens figuré.
Ca je veux bien qu’on le résolve : la putain de sa mère d’équation qui fait que toi tu dors dehors.

24 janvier 2013

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ANGUELINA
MILOVE
GUEBOTINA
GUENIEVRE
ESMERALDA
JOSEPHINE
PEPITA
GUENNINOISE
CHAOUETTE
BRIGITTE
MISS
MARIEMARIE

 

 

 relief

 

historiquementhistoriquementhistorique_j'écris actuellement sur Achille

Comme un prologue, une préface nécessaire à la suite, je voulais déposer en gage, cette première phrase,  je voulais mettre à l’entrée de ce que nous bâtirions, fut-ce le plus fragile du monde sur les plus fragiles fondations  J’aime ton prénom  J’aime le prononcer, j’aime le lire. J’aime comment tu te nommes.

Je commence par aimer l'essence, sans connaître l’histoire, sans connaître l’habit, sans connaître presque le fond du regard, j’aime le plus déterminant que je peux, ce qui nomme le plus et depuis le début = le prénom, et après on verra. J'aime à la base, à l’os, sans les muscles, à l’origine si possible. Après on verra. Après on s'éteindra doucement. Les gens ils prennent tout leur temps pour s'éteindre. Les gens s'éteignent. C'est pas inutile de commencer par brûler. 

 

 

 

Mon prénom c'est un cheval de Troie

 

 

 

 

23 janvier 2013

un jour, à l'Avant-rue. des images et des mots pris aux souterrains, je les avais accrochés.

résidence avant rue 020.jpgrésidence avant rue 038.jpgrésidence avant rue 002.jpg1617310111.jpgrésidence avant rue 066.jpgrésidence avant rue 040.jpg1808939526.jpgrésidence avant rue 012.jpg

[...] edouard [...] à lille [...] levé [...] rien meurt





Le jour m'éblouit, Le soir m'apaise, La nuit m'enveloppe.
[...]
Le mal me surprend, L'oubli me manque, Le rire me sauve.
[...]
L'équilibre me tient, La chute me révèle, Le rétablissement me coûte.
[...]
Le temps me manque, L'espace me suffit, Le vide m'attire.
[...]
Le bord me tente, Le trou m'aspire, Le fond m'effraie.
Le vrai m'émeut, L'incertain me gêne, Le faux me fascine.
Le bavardage m'égare, La polémique m'enflamme, Le silence me rachète.
L'obstacle m'élève, L'échec m'endurcit, Le succès m'adoucit.
[...]
Le sermon m'irrite, L'exemple me persuade, L'acte me prouve.
[...]
Savoir me grandit, Ignorer me nuit, Oublier me libère.
Nier me tente, Affirmer m'exalte, Suggérer me contente.
[...]
Dire m'engage, Ecouter m'apprend, Taire me tempère.
Naître m'advient, Vivre m'occupe, Mourir m'achève.

La fatigue me calme, La lassitude me décourage, L'épuisement m'arrête.
[...]
Le groupe m'oppresse, La solitude me tient, La folie me guette.




La règle me serre         La contrainte me stimule                L'obligation m'éteint



LE DESIR ME REPREND






21 janvier 2013

c'est une procession vers l'allègement. urgence pensons.

IMG_1436.JPGje pense une idée en suspension en sursis sur pilotis sur la neige tout le week-end, une péniche où toute la nuit tu fais un livre ivre de tout ce que le jour tu engranges. je pense une musique naissante. je pense que le blanc ne recouvre rien des pensées qui tournent. je pense que oui est un mot qui se prononce excatement comme il le prononce lui, je pense que le temps est un allié mensonger mais efficace, je pense que je rature ce que je viens de dire, je pense que que le temps est allié tout court, je pense que s'il y avait lieu de danser quelque part, je danserai sur tous les trains que nous n'avons pas pris dans un sens ni dans l'autre, je pense qu'une dune ne se gravit pas virtuellement, je pense que deux dunes se confondent, je pense que mélanger le noir avec le blanc ne doit pas faire gris sinon c'est flou, mais je suis belle floue, je pense que d'amour il est des particules partout, et que parfois, comme en chimie ____elles précipitent, je pense que l'entrée de quelqu'un dans la vie de quelqu'un d'autre ne peut se faire doucement, ou si, je rature, mais pas dans ce cas, je pense que certainement je, je pense que d'accord, on n'est jamais d'accord, je pense que l'accident de la-vie-de-quelqu'un-rentrant-dans-la-vie-de-quelqu'un-d'autre est un des trucs les plus beaux qu'il soit, je pense que tout passe, bien sûr, ça va on est au courant, mais ce n'est pas une raison pour aimer ça.