Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 février 2013

je suis si peu électricienne, un fruit juteux et jouis à l'ancienne.




à deux corps bâtis et cernés, qui se sont, sur la place Tahrir, l’espoir était à son comble, roulé une pelle devant l’armée. à deux épaules fines et jumelles, apperçues sur l’avenue Didouche main dans la main, ne disant pas le secret qui le soir les unit. à trois bouches rouges, défaites avec la pluie, et bougeant de désir au sommet de rien. à cette pair de fesses caressée pour l’aube. à un ventre chaud et des cheveux dessus. à tous les commerciaux qui ont parié sur les cœurs en vitrine,

pour eux le poème relu  :

Deux.

il dit ça : 

là où chacun est bave et bosse j’en sais un qui a même force.
là où tous n’ont que vains espoirs, j’en sais un qui a même pouvoir.
là où tout n’est que rouille et rance, toi seul, tu es de même essence.
que moi.

trois juillet mille neuf cent vingt quatre.marina tsvetaeiva.



13 février 2013

ne plieras point



.

je parle il parle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_________________________des blés

12 février 2013

.


tu vas quand même pas transférer ton amour pour moi sur ce bouffon d'Achille, hein ?

Le vinyle tourne depuis le matin. Elle brusque le mécanisme,  l’arrête avec la paume, change de face, sourit devant le dessin. Toi et moi on s’envole en soucoupe, hein ? C’est une autre histoire. Parenthèse.
Le silence replace le diamant. Tout se répète. On dort sur les musiques neutres, ici, c’est danse macabre, plutôt, et recette étoilée.

 *


La partition tire ses boyaux en fils et tricote sans méchanceté ses quatorze ans à elle ( barre des mille, allée du mail, faune de branleurs, teneurs de nénuphars, les mêmes )  Ses quatorze ans à elle emmêlés avec les quatorze ans de tout le monde.
Le lac gelé d’adolescence on patine, on tombe, on se les pêle pendant des années, après c’est du givre sur lèvres gercées très vite ça fond,  et premier baiser d’adulte. Tous des frères à l’arrêt du 179 qui ne vient pas, et dans la forêt du lac d’en bas, c’est curieux, on s’imagine le refuge secret de Miss Popins avec les bagages. Les rêves, les mêmes.

Ce n’est pas une musique neutre, on ne dort pas. On confond mélange les horizons, la mince fabrique des histoires. Regarde, les sillons se font caresser par le diamant,  si c’est pas un bon exemple ça ?
Elle sourit en levant la tête, On s’envole toi et moi en soucoupe dans un quart d’heure ? Elle répète  puis replonge, la musique jusqu’à la taille, jusqu’aux seins arrondis par les plats chauds de l’hiver, les quatorze ans c’est loin derrière, mais c’est drôle comme ça revient souvent. Tout dépend de la souplesse de la colonne de tes souvenirs. Le disque accélère soudain, ronge la musique, coupe les refrains, remixe, refait, découpe, rejoue. Elle arrête avec la paume. On a frisé l’incendie là, non ?

Il répond non, l’inverse de oui, tant que veillent sur nous les larmes bleues des hirondelles, souviens-toi,
rien ne brûle.

 

 

 

( t'inquiète  )   

 

 

 

&

 

achille_project___________________ la crête

 

la_crête.jpg

11 février 2013

.






VAS-Y FAIS MOI REVER