21 février 2013
je l'attrape avec la main. ce qu'il ya de solide dans l'humain.

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outre nuit
cette éthique à tenir la contradiction en soi, je la tiens, faire la funambule même si le mot à la gueule d'une publicité ringarde, je le garde, garder le corps sensible et humble et laïc, incarner la conscience de la conscience de la conscience de la conscience, et tout léger cependant, en danseuse, dans la côte, la scelle trop haute pour toucher les pieds par terre, laper le soleil avec la langue, d.i.r.e.c.t.e.m.e.n.t s.u.r. l.e s.o.l.
dépasser le vertige propre de l'humain, le chérir aussi, ce vertige qui est preuve de pesanteur sans quoi tu tombes et d'autrement plus haut.
trouver des tiers, et des passages dérivés quand l'énergie vient en gros nombre.
filer le soir, en chassant de sa tête les quelques fumeurs de crack, une bobine au bord de la fenêtre, la où la ville tend forcément vers le bleu, une bobine de coton doux. et même si ce mot a la sale gueule d'une publicité. une bobine de coton doux. outre la nuit.
09:47 | Lien permanent | Commentaires (2)
20 février 2013
promets

10:41 | Lien permanent | Commentaires (2)
tu ne diras plus chut.
chut

10:37 | Lien permanent | Commentaires (3)
19 février 2013
new york, février 1970, on écrit

________avec du rouge je fais du bleu, et des parfums doubles croches et avec du vin je fais des tapis des bambous, je fais du rouge avec du bleu ( comme je peux, comme je veux et vice versa ) , les vitres ont déposé un baiser sur ces fleurs de marronniers. J’efface le bleu vide des ombres, j’efface les paupières ravagées par la boue, j’efface un coin de terre, j’efface les immeubles de peau, j’efface les espaces lointains, j’efface le bleu délicat du temps greffé sur la chair, je suis l’aura bleu phosphorescente qui vous guide dans cette forêt pétrifiée, je suis la neige courageuse, je suis ce balcon désert, je suis prisonnier de l’hiver et du gris, je suis l’étincelle bleue qui arme la conscience dégelée, je suis le cri ardent au pays des grands espaces, je suis le film bleu dansant dans les yeux lavés de la fièvre, je suis au monde prisonnier de cette société carnivore, je suis celui qui fera l’inventaire de la vie et de la mort_________ claude pélieu
19:16 | Lien permanent | Commentaires (3)
18 février 2013
nous regardons le bleu, non parce qu'il se hâte vers nous, mais parce qu'il nous attire

14:51 | Lien permanent | Commentaires (2)