10 juillet 2013
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de fait, le désir est extravagant___
de fait, le sommet n'est jamais à la bonne hauteur. de fête nous ne sommes pas rassasiés. et de calme jamais trop abreuvés non plus. de fait, nous négocierons, nous négocions déjà.
de fait, le goût du lait noir nous colle à la langue.
de surcroit, disposons-nous ( demandait-on ce matin, au gars qui repeint les lampadaires au croisement De girard et Louis Blanc) , disposons-nous des concepts, des images, des médiations nous permettant de nous représenter ?
le gars m'a enjoint d'un sourire poli de la fermer, car il faisait déjà chaud asteur, une femme, qui souvent achète de la javel au marché du coin, a piqué la fin de mon pain au chocolat en passant ( c'est de bonne guerre ) et les questions esthétiques, continuant de me faire palpiter, ont été gommées, ravalées au goulot, quand douze gamins ont rappliqué
avec leurs yeux nouveaux, leurs têtes nouvelles, leurs dents de lait, et une sacrée envie d'en découdre. avec eux le soleil.
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08 juillet 2013
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parce que nous sommes brûlants, invisibles, parce que nous sommes des voix, parce qu’enfin l’été a bien voulu se poser sur nos ondes. Parce que nous sommes impuissants devant certaines guerres. puissants devant d’autres. parce que nous sommes tous très jeunes, et très vieux, et beaux comme ça. parce qu’il s’agit de notre dernière semaine en studio 1061 avant de prendre la route pour le sud. parce que c'est ingouvernable, ça produit du commun. parce que ça nous fait plaisir aussi, et du bien, parce que nous avons le droit de le faire, ou le droit de le dire sans le faire, et aussi le droit de le faire sans le dire, parce que d’autres le font, l’ont fait, le feront. parce que parce que parce que parce que parce que l’air sur la peau de la radio, parce que nous le sommes de toutes façons, très bien, nous serons nus.
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