05 juillet 2013
||| on veut comprendre comme jouir
Je veux comprendre comme jouir, à front ouvert, en lumière blanche et sans comprendre. Je veux que le savoir se conjugue à l’intime, et qu’il devienne, en un clin d’œil, si digéré, donc indicible. Je veux que le silence soit plein et qu’on cesse de le craindre. Je veux que le langage ne soit pas un écran opaque, ou alors très très tactile. Je veux continuer de trouver excitante la part de futur sur laquelle ouvre une image. Je veux croire à l’orage derrière la fenêtre, et redire qu’une maison chaude, hiver, comme été, comme printemps, comme automne, une maison qui laisse la liberté de se risquer au froid de dehors, est la condition sine qua non pour penser. Au sens propre comme au sens figuré.
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04 juillet 2013
jusqu'à ce que surgisse le matin____________ baille crie
nuit dedans
ma bouche se remplit d'os jusqu'à ce que surgisse le matin
----- baille
et qu'en toi grandisse une joie maligne
14:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : al berto, lettre d'émile, tradution jean pierre léger
03 juillet 2013
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Laissez nos identités en dehors de vos marketing. Arrêtez de commercialiser nos visages, nos sourires, nos émotions, nos bourrelets. Cessez d’envisager nos désirs. Cessez de penser pouvoir les prévoir. Cessez de nous raconter qu’il vous est possible de prévoir nos désirs car on finit par y croire et c‘est déstabilisant. Nos désirs sont nos identités, et nos visages, et nos sourires, et on vous baise d’imprévisibilité.
Cessez de mettre un prix, en quatre mètres par quatre, sur une tendresse, même feinte, même quadricolor et à plat. Arrêtez de nous minimiser l’espace mental. Arrêtez de rire pour nous car on sait très bien le faire. Cessez d’être malin pour nous séduire, car ça tue les malins, et ça tue la séduction. Arrêtez d’utiliser notre temps de regard, notre ouïe, notre regard, notre temps, on va finir par croire que c’est à vous, alors que c’est à nous.
Arrêtez d’hypothéquer notre futur, arrêter de nous penser en avance, le temps passe assez vite comme ça. Déployer votre énergie à autre chose. Allez courir nu quelque part. Foutez nous la paix, vos sous puent la frustration. Mais surtout, surtout, laissez nos visages, nos désirs, nos identités, nos corps, en dehors de votre marketing. Cessez d’envisager nos désirs. Nos désirs sont nos visages. Et l’inverse. Arrêtez de raconter que ça s’invente en laboratoire.
On fera toujours mieux, on vous baise d’imprévisibilité.
10:52 | Lien permanent | Commentaires (7)
02 juillet 2013
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" Les livres, le père les trouvait dans les trains de banlieue. Il les trouvait aussi séparés des poubelles, comme offerts, après les décès ou les déménagements.
Le père se retrouvait dans la vie de Georges Pompidou et la mère dans celle de sa femme. C'étaient des existences qui ne leur étaient pas étrangères et qui même n'étaient pas sans rapports avec la leur. Sauf les enfants, disait la mère. C'est vrai, disait le père, sauf les enfants. C'était dans le récit de l'occupation du temps de la vie qu'ils trouvaient l'intérêt de la lecture des biographies et non dans celui des accidents singuliers qui en faisaient des destinées privilégiées ou calamiteuses. D'ailleurs, à vrai dire, même ces destinées-là, parfois, elles ressemblaient les unes aux autres. Avant ce livre, le père et la mère ne savaient pas à quel point leur existence ressemblait à d'autres existences. Toutes les vies étaient pareilles disait la mère, sauf les enfants. Les enfants, on ne savait rien. C'est vrai, disait le père, les enfants on sait rien."

11:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la pluie d'été marguerite duras
01 juillet 2013
la goyave mûre est bé-ton
J’vais pas rester
Toujours un bon garçon
D’son goyavier
La goyave
La goyave mûre est bé-ton Allez papa, bye-bye
S’taille ta papaye
L’anone papillonne de trip en streap
Abandonne Papi pour banana-slip Maman, Mangue Oh !
Boomerang Oh !
Mamie, ciao
Chéri-coco Allez papa, bye-bye
S’taille ta papaye
Mamie, ciao chéri
10:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
paranormals
+++++++++++++++

10:15 | Lien permanent | Commentaires (0)