22 janvier 2014

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Servez-vous une seule fois d’un chemin et ensuite faites-en cadeau.

Ce n'est pas exactement aux chevets d'un homme mort que l'on devrait entendre cette phrase. Ni en lien avec une mort quelconque, même si la phrase en prononce le contour.
Je mélange les visages de l'explorateur, celui du sculpteur, et celui du poète, je recopie sans broncher.
___ j'emprunterai le chemin une seule fois, je protègerai le texte de ce qu'il connaît trop, et je les offrirai, le texte et le chemin. j'en ferai des cadeaux. bien larges, avec floutage sur le destinataire.

je me lève ensuite, je demande à E. à quoi servent ces chaises, pourquoi elles sont construites ainsi, elle dit ce sont des prie dieu. je trouve, réponds-je, que c'est aussi un moyen de s'assoir très bas.
E., qui a un nom de baie, sourit tricotée de beige claire. on y va ?

Commentaires

Je ne peux m'empêcher d'évoquer Robert Walser, dans 'Une vie de poète'. En passant.

Écrit par : Merlin. | 23 janvier 2014

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