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12 janvier 2014

danse les omoplates

1 - drink juice from the cactus plant

2 - covet the fog and always test the barrier

3 - make - noise ---a-s- --u love ---h other

 

this is a sun day

 

omoplates from mariericheux on Vimeo.

10 janvier 2014

quandmêmeoui





ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT
ON EST CE QU'ON FAIT

ON EST CE QU'ON FAIT
  ON EST CE QU'ON FAIT ?

09 janvier 2014

saint blaise. jardin du béton.


(silence)

Georges.
Je t’ai pas vu depuis longtemps
Mon frère aussi il joue de la guitare,
Demande à Viviane qui est venue l’entendre.
Tu dois pas t’en faire, je le lui dirai, c'est une promesse Georges,
je vais pas le déranger, je vais juste lui dire que tu es musicien.
Je suis pas musicien.
Je lui dirai que tu n'es pas musicien. Et, oui, c'est vrai que je m'appelle Marie.
Voilà Marie, dis-lui que je veux bien qu’il vienne jouer un d’ces jours.

Georges chante moi quelque chose que tu as inventé avant que je parte
Depuis le temps, je croyais que la guitare accrochée, c’était la tienne.

(...)

Presque plus de bruit de la cour d’école Je viens ici depuis des mois
je suis incapable de l’expliquer à qui que ce soit

 Même à eux.

IMG_2230.JPG

08 janvier 2014

*

 

 

 

 

*

mon manteau vient de Budapest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07 janvier 2014

bal tropical

 

JE VAIS PAS RESTER TOUJOURS UN BON GARÇON


X

Ceux que l’on fait monter dans l’arche, en quelques sortes, on les porte à la bouche comme l’enfant, et reconnaissant le goût, l’on dit, oui, c’est bon, c’est enfin bon, c’est de nouveau bon. C’est que cela ressemble à un poème que j’ai appris avant de naître. Je commence par aimer son prénom. Comme un prologue. Je veux déposer en gage cette première phrase. Je veux mettre à l’entrée de ce que nous bâtirons ensemble, fut-ce le plus fragile des mondes, sur les plus fragiles fondations J’aime ton prénom j’aime le prononcer, j’aime le lire. J’aime comment tu te nommes XXXXXX, ça me fait déjà pleurer, car c’est une épitaphe avant l’heure. Je commence par t’aimer trop, en surnombre, avec toute ton armée. Je commence par aimer ton essence sans connaître l’histoire, sans connaître l’habit, sans connaître presque le fond de ton regard, un bouclier, j’aime le plus déterminant que je peux, ce qui te nomme le plus et depuis le début, ton prénom, et après on verra. Je t’aime à la base, à l’os, sans les muscles, à l’origine si possible, après on verra. C’est une épitaphe avant l’heure. Je t’aimerai jusqu’au moment de ta mort annoncée. Je t’aimerai par ton nom, je t’aimerai par tes cheveux, je te trainerai comme tu trainais ton ami sur le sol rocailleux et méchant. Je t’aimerai depuis là où les chevaux dorment au sol, et tu y dormiras finalement, achevant avec eux, le soupir d’un même ventre. Tu y dormiras après la guerre en purgeant le combat de tes muscles. Et je serai là, debout, à dire ton prénom dans le vent sablé. Toujours à compter ta largesse, ton infinie mesure, ton décor étalé décousu. Je t’aimerai en pleurant sur ton talon troué. Je t’aimerai en pleurant sur ton genou rendant l’âme. Je t’aimerai en pleurant, sur tes larmes, sur ta tente. Sur ta blondeur et ton immortalité. Je t’aimerai depuis ton prénom, jusqu’à ton prénom. En boucle serrée. En nœud fait à la gorge. Je t’aimerai tellement que je peux commencer par là.