Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21 février 2014

Jean Amery. 1976. Bruxelles.


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la-radio-les-images-pas-fatiguées

 

la-radio.JPGvisage.JPG

rideau.JPG

19 février 2014

tout est rivière

Sur le rebord d’un ghetto, appuyée à une balustrade, j’écoute celui-là chanter un chant dans ma langue, j’entends des mots que je comprends, et dont je comprends qu’il ne les chante pas dans la sienne. Il les chante dans la mienne. Il y a par exemple le mot liberté. Que j’entends autrement. Avec un «  r » que je ne soupçonnais pas. Je le trouve beau. Je pleure de me souvenir que ce chant-là, dans un autre monde, avait été chanté à l’enterrement d’un grand résistant qui était mon ami. Qui était mort non pas sous les coups mais de l’impossibilité à revenir parmi les hommes. Je pleure les deux bras sur la balustrade
Quelques frères font pareil.
Tout est hasard. Se trouver là. Entendre. C’est beau autant que c’est fragile autant que c’est évanescent et dans mes larmes se confondent le chagrin ravivé, la colère vaine, et la reconnaissance, me dépassant, d’être à même de vivre cet instant.

 

Chose que tu as vécue vraiment, est chose  présente, vraiment.

 

L’autre fois, j’entrais dans un kiosque clandestin, j’y apprenais la mort d’A.D, et nous réfléchissions, nous réfléchissions, au lendemain, à ce qu’il fallait dire dans ces cas-là, de quel courage il était à propos de parler. Le vieux me regardait et nous convenions d’une règle : A.D n’en aurait que faire, où elle était, de nos nécrologies en pleine page. S’il y avait quelque chose de sensé à entreprendre, c’était penser, penser, sans transition et sans relâche, aux murs qui tenaient encore bien debout.  S’il était quelque chose de sensé à entreprendre, c’était « ouvrir » le lendemain, sur nos ségrégations à l’œuvre, sur nos arpatheids très vivants, sur nos ghettos confortables, sur nos haines parfaitement réparties.

 


La session de Rodrigo AMARANTE - "Mon nom... par franceculture

17 février 2014

____________________________

Elle jouait, toute enfant,
Déjà, d'attraper le vent,
Dedans ses bras frêles,
Mais elle ne retenait rien,
Le vent, ça va et ça vient,
Et c'est infidèle.
Elle découvrit la mer
La garce lui fit son œil vert
En robe d'écume
Elle se jeta dedans
Ses cheveux blonds s'emmêlant
Aux reflets de lune
Puis elle voulut aussi
Voler un morceau de nuit
Qu'elle pensait, éblouie
Tenir tout contre elle
Mais revint le cœur chagrin
L'eau, ça vous glisse des mains
Et c'est infidèle

 

*barbara

parfum

 

L'HOMME LIBRE