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16 février 2014

soleil jour

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Non, nous ne souhaitons pas que vous vous prononciez sur le film qui va tous nous émouvoir cet automne. Ni sur la musique que nos oreilles appellent de leurs vœux treize fois par jour.(____Aucune). Nous ne souhaitons pas que vous vous branliez à quatre ou cinq sur le livre que nous allons tous vouloir lire cet été. ( Écrivez-le, on verra)
Nous n’avons pas besoin de séquences courtes et de dialogues avec plans de coupe à la noix. Nous n’avons pas besoin d’être rassurés, d’être amadoués, d’être consolés, et si ça nous arrive parfois, nous ne souhaitons pas que vous en fassiez une règle générale. Nous ne souhaitons pas que vous érigiez des règles générales à notre propos. Nous ne souhaitons pas que vous imaginiez pour nous, nos futurs, nos amours, nos tailles, nos trajets récurrents, en tous cas, pas si c’est pour bosser en amont sur un packaging qui finira par nous baiser. Nous ne souhaitons pas qu’un projet politique, qu’une idée pour le collectif, fasse l’objet d’un test systématique de popularité.
Nous  ne souhaitons pas que vous affirmiez sans rougir que notre langue préférée est le français, ( MAIS QU’EST-CE QUE TU EN SAIS YOUTUBE ???? ) La récurrence de nos clics ne fait pas une identité. Ni un goût, quoi qu’en disent vos curseurs et même si ça vous arrange.

 

ALLEZ TOUS VOUS FAITRE FOUTRE AVEC VOS ETUDES, VOS SONDAGES, VOS BRAINSTORMINGS, VOS SCAN DE MAILS, VOUS REDUISEZ NOS HORIZONS, VOUS NOUS ENGLUEZ.

 

NOUS N’AVONS PAS VOTE POUR QUE  DES EQUIPES MARKETING NOUS DESSINENT EN PETIT. SI VRAIMENT L’ON VOUS INTÉRESSE, DEMANDEZ A PRENDRE UN CAFE AVEC NOUS ET LAISSEZ NOUS LA JOYEUSE IDEE DE REFUSER.
SI VRAIMENT VOUS VOUS SENTEZ EN EMPATHIE, VOTEZ UNE LOI SANS DEBAT PARLEMENTAIRE, QUI FERMERA  ILLICO LA CAFETARIA CASINO DE FONTAINEBLEAU, CAR CASINO A DU FAIRE UNE ÉTUDE, UNE ETUDE MONTRANT QUE : QUAND T’ES VIEUX, QUE TES PETITS ENFANTS NE VIENNENT PAS TE VOIR LE DIMANCHE, QUE TU VIS DANS UNE VILLE OU RIEN N'EST OUVERT LE DIMANCHE, ET QUE TU AS UN PETIT BESOIN DE SOCIABILISATION, BAH TU AIMES FORCEMENT MANGER TRES MAL, TRES CHER, DANS UN ENDROIT LAID COMME PAS DEUX, ET QUI PUE.  

 

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____ que d'offrandes

 

Il faut articuler pour prononcer Nous avons été repiqué sans nos racines.
Le noir est fait.

Elle dit :

J’ai passé du temps avec ton livre.
Je ne cherchais rien de moins, je suis comblée, je m’entends répondre en silence.
Le temps avec les livres dure longtemps, on oublie ça. Ce temps dure encore. Ils passent encore du temps avec ce livre tandis que je couds en souterrain une histoire de guerriers de fils.  

C’est rare de croiser lentement des yeux qui sont lents à venir et qui viennent lentement face aux vôtres pour parler lentement. Tout le monde attend qu’elle sorte.
Elle dit, sans s’inquiéter, j’écoute ce disque depuis des jours. Plus je l’écoute plus il découvre de profondeur. Alors je vis entre la saudade et le rhume.
J’essaie de me figurer le paysage que cela représente. Profitant de la plaine, je trouve que cette non-demande en mariage sonnait comme il faut. Venait clôturer un drôle de jour de fin. Nous devrions faire des demandes de non mariage, ou des non demande en mariage, un verre de vieux rhum entre les mains, et quelques accords brésiliens qui donnent au moins envie de

debout.

Mais tu es amoureuse de lui ? glissais-je pour rire.
Tous le seraient.
Elle est sérieuse. Comme la saudade. Comme le rhume. Comme le noir qui se fait dans une salle. Comme la lumière qui filtrait deux jours après, entre les arbres, noirs comme de grands oiseaux.

 

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13 février 2014

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le goût a remplacé l'amour.
le caprice et les circonstances décident de tout.
IL n’Y A ni vainqueur ni vaincu.
c'est le triomphe du moment.

C’est LA NUIT

 

 

 

 

on n'étreint pas les fantômes

friedrich kunath,

11 février 2014

faire.

TOUJOURS, LA QUESTION C'EST : POUR QUOI FAIRE ?

 

(ou encore)

 

POURQUOI FAIRE ?

 

(ou encore)

 

FAIRE POUR QUOI ?

 

 

 

 

10 février 2014

libérationnez

 

« _______L’une des taches qui me paraît urgente, immédiate, au dessus de toute autre, est la suivante :
nous devons indiquer et montrer, même lorsqu’elles sont cachées, toutes les relations du pouvoir politique qui contrôle actuellement le corps social, l’opprime ou le réprime. Je veux dire ceci : c’est l’habitude, du moins dans la société européenne, de considérer que le pouvoir est localisé dans les mains du gouvernement et s’exerce grâce à un certain nombre d'institutions, mais je crois que le pouvoir politique a des points d’appui invisibles et peu connus ».
Il faut localiser ces points, dit en substance Michel Foucault dans ce brin de conversation. Il faut les localiser pour s’en libérer. Une libération. C’est une injonction qui fait encore sens non ? Sens-tu les fourmis dans tes pieds ? Sens-tu qu'à diversifier, diversifier, diversifier, diversifier mon cul, on dilue et l’on ne s'y fiera plus. Parole d’actionnaire, parole de courtiers clignotent de fondamentales absences. Que le lieu de contre pouvoir et de vigilance, qu’est, et doit être un journal, ne s'identifiera plus à force de le diluer, qu'en cela il perdra sens et consistance et  raison d’exister et efficacité, tu ne veux pas ça quand même ?