Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04 novembre 2012

jeux en équipe. radio collector collective. souviens-toi l'été dernier.

PLPDC_MONTPELLBOUDE copie.jpgPLPDC_MONTPELL_CONTENT copie.jpgPLPDC_MONTPELL copie.jpg

le plus bas bruit.

je tiens à dire son visage amaigri, lumineux, bleu dans le fond.
sa peau de jeune fille aux mollets, aux chevilles et aux bras.
la taie d'oreiller rapportée de la maison.
le parfum qui toujours émane de son cou.
le roulis de l'eau des poches suspendues.
le soin donné au présent compté. aux blouses qui entrent et sortent.

je tiens à dire sa voix délicate choisissant le menu des jours. sa menue lenteur. sa rose rouge. son petit pot de semoule au lait. ses histoires de professeur plombier.
je tiens à dire qu'elle me raconta une sorte de baptême laïque au villargène, le jour festif de l'enterrement de son père, mes joues d'enfant. celles de mon frère.
je tiens à dire le bruit de sa respiration sous masque, celui de sa respiration tout court, le verre d'eau, la nouvelle eau. je tiens à dire ses sourcils épilés un par un et mon baiser sur ses paupières.
je tiens à dire le pastel des murs dont elle se félicite. et les boxers en dentelle saillants qui l'ont fait rire au lieu des larmes.je tiens à dire les yeux ronds de sa fille.


je tiens à dire que tous les vingt sept septembre elle choisit une carte pour mes anniversaires et que cette année toujours, elle n'oubliait pas.

02 novembre 2012

L A PH R A SE PURE D U L I Q U I DE SANS D EN T

___ plus aucune mémoire vive ___ m.r & c.d

il y a trois ans. quelques pellicules super huit. ses yeux. mes yeux. la bulgarie dans décembre. notre temps étiré à ses frontières, son front. 


 

musique originale jacob stambach __ aka THCTV. amour.

.

 

 

 

 

d’être sans le décompte partis
semer les chiens errants
sans la route, les cailloux.s

 

 

 

souffler sur le bruit poussiéreux des machines
panser la sourde disparition des choses
malgré les yeux
et la fatigue des os

 

 

 

 

 

 

 

enfantés
et déçus
candides curieux au dessus des puits
nous n’avons rien oublié du début du monde
et le temps étiré
à ses frontières
son front

 

plus aucune mémoire  vive à l’horizon des fous.

 

.

tout participe à l’oubli
tout
participe à l’oubli

je veux
à rebours du point qui tombe
je veux marcher à rebours du point qui tombe
tu dis Ne pas laisser s’écrouler les ruines
mais si
doucement
chercher à l’aveugle
gratter la terre
faire bouger l’eau stagnante
entendre
et si le livre est muet on disparaît
on va rapporter les pages

au bord de l’image c’est tout ce qui s’en va

au bord de l’image,
tout ce qui s’en va 

comment on dit les immeubles qui s’écroulent ?
comment on dit dans l’autre langue ?

si l’on écrit de la main gauche, l’alphabet en morceaux et à la craie

 

qu’est-ce qui reste ?

 

31 octobre 2012

givengivengiven

autant de blanc en ce moment, c'est en rapport avec les possibilités infinies de l'iceberg. le besoin manque d'oxygène.



___ considérant tout ce blanc autour comme un nombre infini de couleur


ils se le donnent.















si, par bonheur inversé

 

bois-de-bouleau-en-hiver-russie-thumb3389207.jpgC’est moi qui répète. A force, c’est une forêt. Mais c’est simplement par la force de la répétition que cela devient une forêt.
Par exemple, un seul bouleau c’est trop vertical. C’est trop peu, ce n’est pas assez d’espace pour une déambulation. Ce sont des pas trop retenus, trop secrets, trop serrés.

 

Dés qu’il y a deux bouleaux, puis douze, puis cent cinquante, avec la fébrilité de leurs couvertures, ce que leurs écorces ont de touchant, ce que leurs rares branches vous disent des hommes, dés qu’il y a, allez, plus de douze ou treize bouleaux,
alors c’est une forêt.

 

Il marche dans cette forêt. Les yeux écarquillés, glissés entre les tas d’épines brunes. Voulant soulever du sol ce qui ne se soulève pas.

C’est le noir complet si tu soustrais la lune. C’est le noir absolu si tu soustrais le bruit lumineux des villes lointaines. Mais c’est aussi le jour avec les oiseaux. C’est un mélange. Un jour blanc. Une nuit blanche. Pareil.
Il marche dans cette forêt seul. Il veut se rejoindre en un point précis, et voit le point bouger. Son avance fond comme neige au soleil. Il rechante la chanson à l’usage unique de ses joues. Son avance fond comme neige au soleil. Il cherche un ciel, en dessous duquel marcher, il sait que si par malheur, par bonheur inversé, il sait que si il trouve ce ciel qu’il cherche pour marcher dessous, il sait que s’il le trouve, il sera pris de vertige. C’est humain mais c’est idiot de s’effrayer de cela.

29 octobre 2012

___

STATUECED.JPG