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02 février 2014

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Faut-il être si peu sûr de l'existence de son sexe, quel qu'il soit, pour fantasmer qu'une proposition théorique, quelle qu'elle soit, puisse le faire disparaitre.
L'enjeu de parvenir à une façon vivante, mouvante, apaisée, d'être soi, est tel, qu'il n'est jamais prononcé. Cet enjeu de savoir sur quelles fictions, sexuelles ou non, une identité bâtie, pourra nous permettre d'être dans un tissu suffisamment souple pour épouser les mouvements ( saccadés ) de l'existence, cet enjeu n'est pas prononcé. Et pourtant.

Faut-il être absent de soi et de toute idée de jouissance, pour qu'elle ne soit jamais invitée au "débat". A quoi bon tout ça si ce n'est l'idée d'être bien ? A quoi bon la famille, à quoi bon le mariage, à quoi bon le couple, à quoi bon l'adéquation entre mon prénom, mon visage, mon sexe biologique, ma tenue, mes relations sexuelles, si ce n'est pour être bien ? Tant que l'on répond oui à cette question, pourquoi ne pas laisser chacun faire le mélange qui lui va et trouver l'adéquation ( souvent passagère ) qui lui parait la meilleure ?
L'autre question est plus intéressante encore : de quoi se fantasme-t-on pouvoir être privé en laissant chacun trouver l'adéquation qui lui va ? L'enjeu de parvenir à une façon vivante, mouvante, apaisée, d'être soi, est tel, qu'il n'est jamais prononcé, parce qu'il suppose la liberté des individus. Leur indépendance. Leur puissance de vie. Leur réalisation. Et que cela, démocratie ou pas démocratie, n'est jamais assez au centre du soucis collectif. En lieu et place, on met un totem, et des tabous, bien agiter pour ne pas laisser la pulpe se voir, et l'on marche éventuellement le jour du seigneur.

31 janvier 2014

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TOI-MÊME L'ESPOIR

29 janvier 2014

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Aujourd'hui, plus qu'à l'habitude, tu choisis ton décor. Il y a de l'eau de ciel, des arbres flous plantés la tête en bas, et un gouffre où pleut l'idée, la seule idée d'un dieu guerrier. 
Je me suis réveillée avec un brin de paille emmêlé à mes cheveux et je crois moins au hasard qu'à ce que l'on en fait. Soit je choisis mon décor et j'ai dormi dans un champ où les foins viennent d'être mis en bottes, ou rien ne piquait, où l'ensemble des buses chantaient pour mon front.

podcast
 
 
 
 
 
 
 
_____________ ABANDONNERONS-NOUS TOUJOURS LE PLAISIR DE CONSTRUIRE AU CHARPENTIER ?

28 janvier 2014

je mettrai en circulation cette forêt

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photos cédric dupire

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27 janvier 2014

dits du cerf

 

 

 

 

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La lumière redorait le monde
C’était, ce ne pouvait être que l’aube,

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Aérienne couronne, animal mi-arbre, arbre mi-animal,
rêve

ambulant


Il était là

 

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