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01 février 2015

le nouveau mois

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29 janvier 2015

donne moi tesmainstalangueettapeau

 

 

 

MOI

HÉRITIER D'OISEAUX

IL FAUT

MÊME AVEC DES AILES CASSÉES

QUE JE VOLE

 

 

 

 

 

 

 

28 janvier 2015

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ICI C'EST SI BEAU

 

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"Les nuits d’hiver, le vent furieux de l’Est nous rendait fous. L’été, nous nous perdions dans l’agonie du jour, qui ne pouvait rendre l’âme. En rentrant, nous avons rapporté ces entailles d’un art très humble."

 

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     "Je crois à l’humidité nocturne

    aux statues qui voyagent jour et nuit dans des boîtes coûteuses

    et aux fenêtres fermées des usines en grève.

    Je crois à la litanie des voitures

    aux sifflets nerveux d’un policier abandonné

    et à l’odeur des pages non découpées des livres scolaires.

    Je crois aux anthologies poétiques

    aux publicités de tauromachie de 1935

    et aux signes de ton corps qui témoignent de l’amour..."

 

Manos Hadjidakis, Les commentaires du Troisième, texte prononcé à la radio, 1978

 

de l'or

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27 janvier 2015

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IL NEIGE A NEW YORK

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il masse le crâne, il entraîne sa vision de voir au-delà de ce qui, tari, se colle, séché, dans les plis de la pensée, il déchire son ventre. Il ne se lance pas sans préparation, le poète est intelligent, le poète va entrer dans la pensée difficile. Le poète, mouvant, se déplace dans l’espace, il s’entraîne d’être, pensant, il se pare à translater les images.

 

Le poète se prépare pour penser.

 

Il se laisse tomber dans les escaliers, il laisse tomber un filet de sable, un filet de riz fin, un filet de poudre de biscottes écrasées à la masse, il tombe de haut, il laisse échapper les kilos de sacs, il tombe des chaises, tombe des tables, tombe des arbres, il s’abandonne à tomber. La poésie est l’intelligence même, en train de naître.

 

Le poète crie.

 

Le poète monte sur les versants boisés de la montagne en renard frileux et rusé, d’en haut, il dévale les pentes enneigés, glisse, dégringole, il n’a pas d’importance, il manque de retenue, il s’écrase, il avale la terre, s’agite dans la boue, il s’enferme dans la masse du jour, il se débat, il ne voit plus le jour, il a la tête en bas, il plonge, il entreprend un plongée au cœur de la pensée, le poète touille.

 

 

 

 

Etc. etc. etc… Tarkos,  parfois tu redis exactement ce qui a besoin d’être re, Tarkos parfois je relis exactement ce dont j’ai besoin de, Tarkos le lundi soir comme ça, je t’attrape en, je pensais la soirée laissée dans un morceau de bureau au huitième, et en fait rattrapée par un chanteur, qui résonnait ligne 2 et, t’attraper vers vingt deux heures, d’abord ce poème en rond qui ne connaît pas mais baise comme on regarde, et ce paragraphe c’est une danse, lent incendie intelligent, pas plus excité que ça, juste redire, le poème c’est masser.