01 février 2015
le nouveau mois

18:43 | Lien permanent | Commentaires (3)
29 janvier 2015
donne moi tesmainstalangueettapeau
MOI
HÉRITIER D'OISEAUX
IL FAUT
MÊME AVEC DES AILES CASSÉES
QUE JE VOLE
15:49 | Lien permanent | Commentaires (1)
28 janvier 2015
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"Les nuits d’hiver, le vent furieux de l’Est nous rendait fous. L’été, nous nous perdions dans l’agonie du jour, qui ne pouvait rendre l’âme. En rentrant, nous avons rapporté ces entailles d’un art très humble."

"Je crois à l’humidité nocturne
aux statues qui voyagent jour et nuit dans des boîtes coûteuses
et aux fenêtres fermées des usines en grève.
Je crois à la litanie des voitures
aux sifflets nerveux d’un policier abandonné
et à l’odeur des pages non découpées des livres scolaires.
Je crois aux anthologies poétiques
aux publicités de tauromachie de 1935
et aux signes de ton corps qui témoignent de l’amour..."
Manos Hadjidakis, Les commentaires du Troisième, texte prononcé à la radio, 1978
18:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
de l'or

10:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paco pomet
27 janvier 2015
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IL NEIGE A NEW YORK
14:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Il masse le crâne, il entraîne sa vision de voir au-delà de ce qui, tari, se colle, séché, dans les plis de la pensée, il déchire son ventre. Il ne se lance pas sans préparation, le poète est intelligent, le poète va entrer dans la pensée difficile. Le poète, mouvant, se déplace dans l’espace, il s’entraîne d’être, pensant, il se pare à translater les images.
Le poète se prépare pour penser.
Il se laisse tomber dans les escaliers, il laisse tomber un filet de sable, un filet de riz fin, un filet de poudre de biscottes écrasées à la masse, il tombe de haut, il laisse échapper les kilos de sacs, il tombe des chaises, tombe des tables, tombe des arbres, il s’abandonne à tomber. La poésie est l’intelligence même, en train de naître.
Le poète crie.
Le poète monte sur les versants boisés de la montagne en renard frileux et rusé, d’en haut, il dévale les pentes enneigés, glisse, dégringole, il n’a pas d’importance, il manque de retenue, il s’écrase, il avale la terre, s’agite dans la boue, il s’enferme dans la masse du jour, il se débat, il ne voit plus le jour, il a la tête en bas, il plonge, il entreprend un plongée au cœur de la pensée, le poète touille.
Etc. etc. etc… Tarkos, parfois tu redis exactement ce qui a besoin d’être re, Tarkos parfois je relis exactement ce dont j’ai besoin de, Tarkos le lundi soir comme ça, je t’attrape en, je pensais la soirée laissée dans un morceau de bureau au huitième, et en fait rattrapée par un chanteur, qui résonnait ligne 2 et, t’attraper vers vingt deux heures, d’abord ce poème en rond qui ne connaît pas mais baise comme on regarde, et ce paragraphe c’est une danse, lent incendie intelligent, pas plus excité que ça, juste redire, le poème c’est masser.
09:33 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tarkos, marie richeux