07 mars 2014
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j'ai ce prénom toujours au bord des lèvres, entre hésitation, frontière, rivière.
dans les rêves les chevaux s'interrogent sur leurs harnachements, et c'est normal franchement. errer dans des appartements, des ordinateurs, des villes à demi dépliées, c'est toujours l'histoire d'un chemin qu'on a fait avant toi. seulement voilà, se disait-on, nous voilà nous, les voilà eux, tous neufs, recouvrant d'un sens âgé, mais nouvellement étalé, les objets, les peintures, les surfaces de type mur, et l'idée de la révolution.
aucun silence ne s'enregistre. aucun silence n'est libre si la parole le précédant ne l'était pas. aucun silence n'est invisible dans la roche.
qui, elle, enregistre, c'est bien connu.
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05 mars 2014
*là clique
15:32 | Lien permanent | Commentaires (2)
04 mars 2014
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CIAO BAMBINO
" Poétesse, sens-tu à quel point tu m'as subjugué, toi et ton superbe compagnon de lecture, j'écris comme toi, et comme toi je sors de la phrase pour descendre les quelques marches qui mènent à l'entresol des parenthèses, où les plafonds sont très bas sur un parfum de roses anciennes, qui ne cessent jamais. Comme j'ai habité ta lettre. Et quelle stupeur quand le dé de tes mots, une fois le jet annoncé déjà, est tombé encore une marche plus bas, montrant le chiffre complémentaire, définitif ( souvent plus grand encore ).
... Et il me semblait de nouveau que la nature, à travers toi, m'avait approuvé, tout un jardin disant oui autour d'une fontaine et de quoi encore ? d'un cadran solaire. Comme il me surpasse et souffle plus haut que moi, le haut phlox de tes mots d'été"
10 mai 1926 Rilke, Suisse >>> Tsvetaieva Saint Gilles sur vie.
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03 mars 2014
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La Seine était haute et jaune. En légère crue. Sale, boueuse, en dehors de son lit. Un courant inhabituel et quelques quais complètement recouverts. La ville pleine de monde et de bruits, enfin traversée par une vraie eau. Je me penchais longuement pour la voir et connaissais en elle, quelques esprits indépendants.
J’avais toujours l’impression que tu allais apparaître dans un coin de rue. J’ai toujours eu l’impression que des nuques reconnaissables il n’y en avait que peu.
Je voyais le fleuve, et je pensais
__grands troncs d’arbres coupés transportés par les fleuves, vite, ou par les éléphants sacrés, enfin.
Et je pensais
__pluie, rentrer du bois, amour calme près des fenêtres. Je pensais laine sur seins nus et amour paisible près des fenêtres. Je pensais nous vivons dans des endroits pacifiés, comment peut-on claquer les portes ?
J’allais à l’élément opposé. Un feu.
Rentrer du bois et lire. Le feu appelle toutes sortes de présences et fait du silence une liqueur à décoder. J’aime tellement ça.