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13 mars 2014

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le monde n’est pas simple ni incompréhensible, il est entre les deux, il y a partout des grammaires que nous connaissons en partie_____ #ppp

si tu fais du savoir un piquet immobile c’est ton problème. c’est que tu oublies que le détenir n’est qu’un état passager. en rien il ne t’interdit de l’envoyer valser de manière conséquente, te retrouver ignorant, pas innocent, ignorant, dans une identité de circonstance, à même de sentir en te recommençant.
les cadres et les grammaires produites par les esprits géniaux qui nous ont précédé ou sont nos contemporains, sont une chance inouïe de pouvoir s’éclairer les uns les autres, ainsi que le monde qui entoure, à des moments donnés, précis. ils ne sont pas des permanences. si nous ne sommes pas des permanences comment la théorie pourrait en être une, et inébranlable ? elle possède la durée que nous lui attribuons sérieusement.

la violence a une durée que l’on ne peut pas défaire. ça oui. elle a eu lieu. elle est ce qui est mort. c’est de la mort. elle est intouchable, non retournable, si elle a lieu. on ne peut pas la défaire, l’atteindre, la dissoudre, dés lors qu’elle a eu lieu, c’est à jamais qu’elle a eu lieu. seulement_______

il en va de même pour le très vivant. l’amour, la lumière,  le regard. pour peu qu’ils aient été sentis, profondément, pour peu qu’ils aient été pensé avec un appareil profond : ils sont inébranlables. ils ont eu lieu. ils sont infinis. rien n’est en mesure de les supprimer. rien au monde et à jamais . ce qui les met sur un plan d’égalité avec la violence, donc disposant des forces pour la combattre, donc nous file un bon paquet d'espoir.

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- pourquoi je suis si content ?

- bah parce que tu es né

- et qu'est-ce que ça veut dire ?

- que tu es là

 

 

 

 

 

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12 mars 2014

voilà

 

 

Il va comme si tous les espaces du monde était en lui et qu'en allant ainsi il les redistribuait______

 

 

11 mars 2014

casa-viva_________porto

nous sommes ici. ce nom n'a pas été donné par hasard. anna tu nous attendais ou quoi ? tu votes qui. tu votes pour qui. que penses-tu du vote blanc. je vis à boavista un peu plus loin, tu prends à droite en sortant. tu peux laver ton assiette s'il te plaît. je trouve que c'est si calme. il a tellement plu cet hiver, j'ai cru que nous ne survivrions pas. tu viens et direct c'est l'éclaircie. tu es chanceuse. vous êtes chanceux quand même. je vous laisse. i'm gonna make my own road now. ce petit filou de bébé chien en veut à tes mollets et à ton pull en dentelle je crois. mais moi je l'adopte direct t'as vu. j'ai pris froid, c'est idiot. le soir tombait sur serralvès et ce type qui mesurait les oiseaux. je suis restée et j'ai pris froid. c'était tellement beau. là bas tu crois que les murs ont été dessinés pour recevoir l'ombre des arbres. c'est quand même mieux que l'inverse. je suis têtue de cet espoir sans affectation. ça ne me perdra pas.

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10 mars 2014

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J’ai pris quatre livres que j’avais déjà lus, un courrier-mail-notes-doc que j’ai plié dans ma poche et promené avec moi, j’ai changé de ville, j’ai vieilli de six ans, j’ai retrouvé intact le vertige de ma lecture de six ans auparavant et ils avaient changé évidemment. J’ai voulu tout écrire sur le béton de la piscine d’Alvaro Siza, mais rien ne tenait. Je voulais tout pouvoir me souvenir, et me rendais compte que ma mémoire est devenue courte. Cependant voilà ce qui me reste tatoué, dans le bas du dos 

Moi je vis sans dieu et ce n’est pas si facile. Ce n’est pas arbitraire. Très jeune je suis parti de l’élevage où rien ne me retenait. Au ciel je ramasse des coquillages pour gagner ma vie. Le rapport avec dieu n’est pas tentant pour moi, je fais comme je peux, et les rebonds se font de plus en plus précis et durs j’écris sans Dieu.
avec laisse et flash les mauvais jours.
je vis sans dieu mais dans l’écriture quand je peux

j’écris tes reins tes seins du même côté.

 

 

dominique fourcade sans lasso et sans flash