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22 novembre 2012

prendre la conversation en route.


podcast

je n'ai jamais voulu apprivoiser les fantômes de malte. les approcher oui.

c'est l'histoire d'une complicité qui commence à dater. un tout petit peu. à notre échelle quoi. c'est l'histoire d'un graphiste, plasticien, faiseur de formes, afficheur de mots, auteur trafiqueur de couleurs de lignes de flipper. de sons aussi. récemment, nous jouions avec le feu. nous en avons fait un livre. lui surtout, avec des encres magnifiques. nous nous sommes donnés rendez-vous bientôt pour en signer notre petite centaine. après on les envoie à travers les galaxies. préparez-vous.
dans ce site, il y a des traces, de choses que malte martin fait, avec les autres, avec agrafmobile, avec ses mains, avec ses pieds avec sa tête alouette. et avec moi parfois. schön. 


http://www.agrafmobile.net/

 

 

 

fantômes_malte.png

21 novembre 2012

mur ( flou) (michel haas)

couple_m haas.jpg

dans la fumée_je prononçais ton nom__de sonate et d'aigle__tu te souvenais de ma voix__ce matin

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20 novembre 2012

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pour nous ce sera pimenté, s'il vous plaît. très pimenté s'il vous plaît. je veux rougir. tu veux rougir. on veut rougir. nous voulons rougir. vous voulez rougir n'est-ce pas. ils veulent rougir je vous dis. je ne servirai personne autrement que comme ça, je servirai rouge, bleu rouge, orange rouge, ciment rouge, estomac et joues rouges, bambou rouge, je servirai, dans l'alcove du rouge à vos images.
les mentales images rouges, personne n'en réclame mais tout le monde en veut. 


 

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19 novembre 2012

salut salut

distendue, puis, pivot sur moi-même, côte de la Fayette en danseuse, je pense à celui qui, qui dans deux heures ne dort jamais, j’aime la nuit interdite, je signe aussi s’agissant de la préférence pour le singulier, je signe encore, et encore, mais tais mon nom. c’est pas pareil quoi qu’on en dise, je travaille les flous, au gros pinceau, je travaille, j'étudierai jusqu'au bout, je signe, mais silence. distendue, puis pivot sur moi-même, je tends le genou après la cuisse, je retrouve l’écriture, je prends la flute, je fais semblant que je t’aime plus ou autrement mais je pédale. j’aime  interdite, la nuit j’aime p

aris ensauvagé malgré les peurs au fond de la gorge, pivot sur moi, je les regarde, salut, lui il a trois despé dans le ventre depuis l’aube, elle, elle a les mêmes et deux paquets à cinquante cents, ils prennent la flute ils font semblant qu’ils n’ont pas mal, moi j’ai leur âge, salut, salut, salut, salut, salut,


je prends leur flute

lâcher serait facile. ça fait des années qu'on lâche.

 

 

 

 

 

 

les temps sont fâcheux pour le poème et le langage qu'autre chose anime.

sexipolaroidafternoonbeforecomingsoon

Il y a suffisamment de voitures qui passent pour que la chambre soit régulièrement baignée de lumière. Elle a les yeux très grand ouverts. Cela s’annonce comme ça. Ses yeux vont restés grand ouverts une bonne heure durant, quasiment sans cligner.  Le corps de son amante alourdie par l’amour, passé dessus, dessous, entre, dedans, l’amour est passé lourd. Le corps alourdi de son amante, qui monte et descend, selon un rythme qu’elle aurait voulu elle-même, inventer, inscrire sur une partition. Il faut que d’autres le fassent pour se rappeler qu’on l’aurait fait. Nous l’aurions fait, il eut fallut qu’on l’invente. Son amante dort en respirant.


Sur les murs, dans cette chambre dans cette nuit, il vient de se peindre, une série d’arc en ciel très naïfs. Avec les couleurs habituellement accolées par les enfants dans les cours. C’est à dire, souviens-toi, du bleu, du vert, du jaune, du violet, du orange et du rouge.

Il y a quatre murs et une porte, il y a cinq arc en ciels. Elle vient de faire l’amour avec cette femme, et c’était mieux que bien c’est à dire vivant. Elle regarde partout ailleurs, là où ses yeux ont leur habitude. Là où habituellement elle s’appuie, pense à son avenir. Là où habituellement le film se projette sans accroc, l’avenir radieux, habituellement, elle regarde l’avenir qu’on lui raconte, elle s’en saoule et s’évanouit repue.

Cette fois les yeux ne se fermeront pas, les arcs en ciels dégoulinent en peinture, le corps de son amante, lourd, dicte l’abandon des formes admises. Les arcs en ciel coulent le long du mur, et c’est un délice que de voir les couleurs enfin se mélanger. Un délice que de voir, enfin, naître des teintes nouvelles.