14 mai 2008

sans quoi il fait trop sombre

1762287998.jpgNous sommes des êtres voilà. De petits êtres de lumière. Il a suffit que reparaissent, surprise, les quelques feuilles qui manquaient aux arbres, pour que nous ne nous manquions plus à nous-même.

On se demande toujours ce qu’il en aurait été si le printemps n’était pas revenu sur ses pas. Dans quel genre de gris nous serions- nous oubliés ? C’est une question inutile puisqu’à présent la place est chaude, pleine d’épaules nues et de cheveux. Tout ce qui était caché se dévoile à nouveau, le voit-on mieux pour autant ?

Je pédale. Je ne cesse de chanter, ce sont les airs des étés qui tout à l’heure nous rendaient nostalgiques et qui dialoguent si bien, aujourd’hui, avec le temps qu’il fait.

Prenons provision, sans le penser, sans le faire vraiment, mais remplissons les poches, pour, on ne sait jamais, un futur hiver qui aurait l’idée de revenir. Lui aussi.

10 mai 2008

leurs lumières

Alors voilà, de temps en temps je les invite. Ils viennent. Nous décidons du thème et nous lançons le débat. ça se finit généralement au musée, et vraiment, vraiment, c'est toujours fantastique. écoutez donc.

ce jour là : LOU et JULIETTE. Merci à elles. podcast

02 mai 2008

froide côte bretonne

On aurait bien mis l’image. On aurait bien illustré comme il se doit, mais la technique parfois nous tombe un peu des mains. Tant que l’on peut raconter alors allons.

C’était à l’arrivée d’une bien longue autoroute que nous avions prise, avec les détours et les allongements. Il n’y avait plus une mer pour être vue tant il pleuvait. Tant les nuages recouvraient les côtes et les autres dessins. Lorsque nous sommes vraiment arrivés, la maison était froide et nous riions sous la pluie comme des mômes. C’était silence. Jusqu’au lendemain, tout s’est fait doucement. Personne ne voulait brusquer l’autre, ni les murs, ni l’enfance qui y restait en résonance.

Après le sommeil, après le soleil blanc du matin, nous partions pour courir. Et contre le mur, avant de quitter la maison, nous ne tenions plus nos fous rires, en imitant le père, ses mimiques, ses façons de se tenir et de parler. C’était à en avoir de larges crampes au ventre. Une immense blague.

Mon dieu comme il lui ressemble.

23 avril 2008

zqsrgt

589098270.JPG

22 avril 2008

derrière le rideau, l'air frais

20832359.JPG

derrière la soie, la lumière électrique. le matin encore flou, terriblement brumeux. le matin c'est très tôt, juste avant de partir.

C'est encore de celui-là que l'on se souvient le mieux, l'appétit de partir. Epuiser ce qu'il reste des contours. Se fondre dans les décors que l'on ne connaît pas. Sourire aux gens. Ne pas le faire. Parler une toute autre langue, prendre les ponts qui n'étaient pas sur la carte. C'est de cela précisément que l'on se souvient le mieux. Si à la place il ne reste, que le drôle de goût sec, que l'occasion manquée de n'avoir pris la bonne route, c'est que l'on s'est trompé. Il n'y a ni bonne ni mauvaise. Il n'y a pas meilleure route que la sienne. Pas plus honnête.

16 avril 2008

tout près tout près

c'était minuscule et sous la terre. il y avait des murs en pierres grises et vieilles et belles.

nous avions pris soin d'installer deux fauteuils confortables. d'allumer une bougie, de l'encens.

on avait disposé, comme ça, quelques grigris

Lorsqu'ils sont arrivés, rien ne bougeait plus. l'air était suspendu et le coeur serré.

tout le reste se passa en une poignée de secondes, de la fumée.

on voyait leurs yeux à tous et sur la guitare les doigts allaient sans fin.

 

ils ont chanté en choeur et c'était cela le plus surprenant.

 

je vous avais dit pour le soleil d'aujourd'hui. ca a marché encore.  

 

10 avril 2008

55 rue des archives, à la cave

1844609031.JPG

nuit d'avril

2009295868.JPG

venait le printemps. qui tout de suite se faisait reprendre par l'hiver. les bourgeons qui sortaient étaient saisis par le froid et certaines nuits les fruits minuscules se trouvaient gelés. personne ne doutait que reviendrait un jour les heures plus chaudes, mais en attendant, certains intallaient dessous les arbres, des bougies qui leur servaient de couverture. les branches ainsi ne grelottaient plus.

1392489818.JPG

 

les hommes en disposaient tout le long du verger et veillaient à leur lumière. ils rappelaient alors à leur profond souvenir, les temps très anciens où il fallait toujours prendre garde au feu.

 

08 avril 2008

c comme le trou de musique

1552890581.jpgNous l'écoutions hier, nous la lisions. C'était étrange et beau comme elle était libre. Ceux qui la trouvaient agaçante, se trouvaient petits et mesquins. Elle chantait mais elle bougeait surtout, elle dansait, se roulait. Comme quand on est heureux et c'est une contagion. La liberté a ceci de sublime à mettre le bonheur en partage. Nous irons l'écouter encore, pour savoir où elle va. Comme le fit Marguerite, elle nous rendit curieux. Ceux-là qui tranquillement, leurs propres folies en bandoulière nous renvoit à nous-mêmes dans un grand appétit. Un bol d'air ou ce que vous voulez. C'est d'intérêt public.  C'est pour la bonne santé.

 faut aller :

http://www.madamelune.com/supports/tracks.php?idsupport=280 

04 avril 2008

secret

1682490358.jpg

juste pour dire

pour le soleil

 

ça a marché