07 octobre 2009
Voyez le rayon à gauche

Je n’ai pas pensé que cela lui tirait sur la tête , ou la nuque, ou l’épaule.J’ai à peine pensé qu’il entendait mal ou ne voyait pas bien
A la place je souriais au petit homme très juste, qui toujours penche le corps, pour mieux prendre le monde
12:10 Publié dans sans permission | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
il fallait y penser

Au matin, deux qui volaient ne volaient plus. Ils flottaient à la surface d’une eau qui avait dû leur sembler clémente. Je les mis quelques heures sous le soleil nouveau et attendais pour voir mais rien. Rien de plus que leurs couleurs mêlées aux miennes.
Ils ne partiraient plus.C’est ici à présent qu’ils nageaient, et peine à ceux qui croient que papillon ne devient pas poisson.
Peine à ceux là.
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
très très haut
Motif rouge soie
Bleu nuit,l’immense corridor
Concert de cigales
Et danse des ombres plates
Tu chantes je chante
mes poumons fument tes pas
Pars pas sans moi j’attends dehors
On croit toujours que je légère
mais me fais pas tomber
11:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 septembre 2009
Derrière DECEMBRE je ne cours toujours qu’à une jambe.
Derrière septembre, j’attendais la fin, le bon numéro, en observant précisément les aléatoires de mon cœur.C’était bâtard et évident d’être née en automne, je le réalisais tous les ans un peu plus.Je n’avais qu’une saison en moi.
Le seul impératif n’est-il pas de photographier le gris ?
Entre le soleil et la pluie, souffrir et se réjouir de la fragilité du temps. Ne savoir pas compter sur ses doigts les heures qui séparent marrée haute de marrée basse. Tenir au monde par un scotch usé.
13:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 septembre 2009
seul lui
savait comprendre que je puisse vivre dix sept journées en une seule et d’autre fois, c’est une horrible chute, peiner à en apercevoir la moindre silhouette de zéro.
10:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 août 2009
parfois seulement
L’orage c’est le ventre qui gronde. La pluie était orgiesque, le ciel suffisamment gris pour qu’il me tarde de chausser mes baskets rebondissantes. J’avais lu l’après midi-même et le poète disait, le gris couleur plurielle.
Un type me croisait à ce moment là en proposant à mes seins de concourir pour le meilleur t-shirt mouillé. J’eus l’aplomb inespéré de rire aux éclats.
18:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13 août 2009
hier encore
Là bas je pensais frontière Je pensais deuxième peau Je pensais deuxième peau morte qui trahit, qui laisse place Je pensais que l’histoire parfois ne nous pèse pas assez lourd à quelques uns d'entre nous Qu’elle nous laisse en paix mais aussi trop légers C’était : pourquoi t’es revenue ? pourquoi tu as retraversé ? C’était : qu’est-ce qui te fait pleurer autant dans le gris des immeubles ? Qu’est-ce qui te fait frisson lorsque le haut-parleur crache puissamment la complainte du muezzin ?
10:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juillet 2009
j'allais mourir noyée

rien ne traduisait mieux sa présence que le vent dans le tissu et jusque sous la peau. il était là et n'était pas là. c'était lumière et violence de l'absence. il était les heures et les regards vides et tout en même temps, le monde plein, enfin, à la bonne échelle.
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 juin 2009
les mots publics de Saint Blaise

Qu’il s’agisse des ateliers au collège Jean Perrin ou du temps passé aux Jardins du béton, j’ai, à chaque fois, trouvé résonance avec ce qui me semble être mon propre langage. Il n’est pas forcément question de la forme orale systématiquement employée mais de l’absence d’introduction, d’une forme de brutalité inoffensive. Le rythme des mots qu’il m’était donné à entendre rejoignait celui qui me vient naturellement à l’écrit. J’ai aimé les façons de parler dans l’économie de tout.
Je ne me suis jamais dit qu’il manquait quelque chose. Les phrases les plus dénudées étaient pleines et portaient intensité, ou violence, ou poésie, mais toujours complètement.
Il était question de retraduire en mots et en sons ce que j’avais vécu, entendu, imaginé. Mais il y a cette chose qui partout m’a intéressée et suivie, cette chose dans les yeux. La corde raide entre l’enfance et l’adolescence, entre la détresse et la poésie, entre eux parfois, la corde cassante.
Celle-ci, je sais, ne se donne ni à lire ni à entendre et je n’ai pas cherché à le faire. Je sais que j’en ai gardé pour moi un large pourcentage et qu’il fera du chemin. Il trouvera nouvelle vie dans les histoires que j’inventerai. Personne, ni moi ni personne, ne saura alors la reconnaître.
(projet porté par Malte Martin et Agrafmobile - voir ce qu'ils font et disent : www.agrafmobile.net)
(installation des textes mis en espace par Malte Martin, visible tout le mois de juin dans la rue Saint Blaise)
14:27 Publié dans e x t r a i t s du reste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22 mai 2009
pas la peine d'oublier les hommes
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